Et si l'on gagnait des médailles grace à la science ? Dans la perspective des Jeux olympiques de Paris en 2024, onze grandes écoles et le CNRS ont décidé de s'allier aux sportifs pour leur apporter des solutions dans la course au podium. Le programme s'appelle "Science 2024".

L'athlète français Martin Farineaux ici aux Jeux paralympiques de Rio en 2016.
L'athlète français Martin Farineaux ici aux Jeux paralympiques de Rio en 2016. © France Paralympique

Depuis six mois, chercheurs et scientifiques du CNRS et de onze grandes écoles ont commencé à travailler avec un seul et même objectif. Dans la perspective des Jeux olympiques de 2024 à Paris, ils veulent s'allier aux sportifs handisports pour tenter de leur apporter des solutions pour faire les meilleurs résultats et, si possible, décrocher une médaille (ou plus évidemment). Ainsi, ils vont tenter de faire gagner à ces athlètes les quelques centièmes de secondes ou quelques millimètres qui font la différence.  

Christophe Clanet  teste avec Raphel Louvigny le siège adaptatif
Christophe Clanet teste avec Raphel Louvigny le siège adaptatif © Radio France / Sophie Becherel

Un siège adapté à la morphologie

Parmi les 60 disciplines concernées, le paracanoé l'une des disciplines handisport, et dont nous avons rencontré l'un des jeunes espoirs pour la France, Raphël Louvigny, à la base nautique de Vaires en Seine-et-Marne. L'adolescent n'a que 16 ans, il est licencié à La Réunion, mais il est, en effet, plein de promesses pour les JO de 2024. Pour ce jeune homme qui a l'une de ses jambes atrophiée, les chercheurs de Polytechnique ont créé un siège qui s'adapte à sa morphologie. Le siège s'adapte, à sa croissance, à son poids et se satisfait de ne plus avoir à tenir sa jambe de façon rudimentaire.   

Raphaël Louvigny teste le nouveau siège
Raphaël Louvigny teste le nouveau siège © Radio France / Sophie Becherel

Comme pour chacun des projets, les chercheurs, athlètes et entraîneurs du programme Sciences 2024 ont discuté et identifié ensemble les points sur lesquels la science pouvait tenter d'apporter sa contribution. "Tout ce qui peut améliorer la performance est bon à prendre" estime Éric Leleuch, aide-coach à la fédération de canoë-kayak. D'autres programmes ont aussi démarré pour le tir à la carabine, le vélo, le saut en longueur, la préparation mentale... Au total 60 disciplines et 100 programmes de recherches. Les autorités ont mis la barre très haut misant sur 80 médailles en 2024.

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