La pêche à la coquille Saint Jacques reprend ce lundi matin en Manche Est, pour la flottille française. Elle va retrouver les bateaux britanniques au large, dans un climat un peu apaisé.

A Port-en-Bessin, les pêcheurs réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires de l’année grâce à la coquille Saint Jacques.
A Port-en-Bessin, les pêcheurs réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires de l’année grâce à la coquille Saint Jacques. © Radio France / Béatrice Dugué

Il y a un peu plus d'un mois, les Français ont tenté de barrer la route à leurs concurrents, en pleine mer, pour les empêcher de prélever une ressource qu'ils préservent de mai à octobre. Cette trêve permet aux coquilles de se reproduire et se régénérer. Sauf que les Britanniques ne sont pas contraints de la respecter, parce qu'il s'agit d'une règle uniquement française.

Pourtant, elle prouve son efficacité. En 1998, la population de Saint Jacques était moribonde en baie de Seine. Aujourd'hui le maillage des filets, le tonnage limité et la surveillance très serrée ont permis de requinquer les stocks qui atteignent cette année, un niveau record en Baie de Seine. 

Ces filets, au maillage spécialement étudié, permettent de préserver la population de fruits de mer pendant la pêche.
Ces filets, au maillage spécialement étudié, permettent de préserver la population de fruits de mer pendant la pêche. © Radio France / Béatrice Dugué

L’Ifremer a mené des campagnes d’évaluation des stocks, comme chaque année. Et elle comptabilise près de 64.000 tonnes de coquilles, dans ces eaux territoriales françaises. Les pêcheurs français vont encore attendre la mi-novembre pour aller pêcher dans ce secteur. Au-delà de la zone des 12 000, à l’extérieur de la Baie de Seine, là où la pêche reprend ce lundi, la situation est également favorable, mais nettement moins. Et elle le sera d’autant moins en ce début de mois d’octobre, que les Britanniques ont déjà prélevé en août. 

À Port-en-Bessin, le principal port de Normandie, les patrons et leurs matelots espèrent que la campagne sera bonne quand même. Ils réalisent la majeure partie de leur chiffre d’affaires de l’année grâce à la coquille Saint Jacques.

Trois bateaux français ne vont pas profiter du stock de coquilles. Endommagés par la bataille navale de la fin du mois d'août, ils sont en réparation au le chantier naval de Port-en-Bessin.

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