Elle s’appelait Christine Renon, elle avait 58 ans et elle a décidé de se suicider dans le hall de son école rue Méhul à Pantin la semaine dernière.

La directrice s'est suicidée dans le hall de son école de Pantin
La directrice s'est suicidée dans le hall de son école de Pantin © Radio France / Mathilde Dehimi

Ses collègues ou parents d’élèves devenus proches la décrivent comme quelqu’un de très drôle, toujours de bonne humeur, « solaire » « généreuse » qui adorait son travail et les enfants. Pourtant, elle a choisi de mettre fin à ses jours. Son corps a été découvert par la concierge dans le hall de l’école rue Méhul à Pantin. 

Un choc car personne ne s’attendait à ce geste-là. Certains collègues avaient noté depuis quelques années qu’elle était de plus en plus en colère contre sa hiérarchie. Des supérieurs de l’Inspection académique à qui elle a écrit une longue lettre, envoyée également à ses collègues et directeurs des 25 écoles de la ville. 

Christine Renon explique son geste par une perte de sens, l’accumulation de tâches périphériques à son cœur de métier, l’enseignement, et un manque de soutien de sa hiérarchie notamment dans des cas complexes avec des parents ou des élèves. Elle y raconte la lourdeur du quotidien, les réformes qui s’enchaînent et le manque d’écoute de la mairie de Pantin sur les rythmes scolaires, la commune est restée à 4,5 jours d’école par semaine.

Une semaine après, les parents d’élèves et enseignants craignent que son message ne soit vite passé sous silence. Les parents d’élèves sont désemparés, l’école maternelle a rouvert avec une cellule d’écoute mais, regrettent-ils, sans mot du ministère ou du rectorat, ni conseils sur la façon par laquelle annoncer la nouvelle aux enfants. Les enseignants sont appelés à cesser le travail jeudi, le jour des obsèques de Christine Renon, et à se réunir devant la direction des services départementaux de l’Education nationale à Bobigny.    

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