Après 60 ans d'existence et plus de 800 morts, le groupe séparatiste disparait. Les divisions qu'il a laissé à travers le pays basque espagnol, elles, sont encore bien présente.

Sur un mur au Pays Basque espagnol : "ETA au revoir et honneur"
Sur un mur au Pays Basque espagnol : "ETA au revoir et honneur" © AFP / Ander GILLENEA

Dans plusieurs communes, des mairies tâchent depuis plusieurs années de reconstruire le vivre ensemble. A Beasain, petite ville industrielle de 14 000 habitants en plein milieu du Pays basque espagnol, la vie est marquée par l’ETA. Deux policiers basques y sont morts assassiné. Trois membres de l’organisation terroriste encore en prison en sont originaires. La Mairie a invité les citoyens à organiser un groupe de discussion entre habitants de sensibilités très différentes. L’éventail va d’un ex membre d’ETA, à une personne qui dût vivre sous la protection d’un garde du corps. Ils se réunissent autour d’une table et cherchent leurs points communes. Ils ne parlent pas de la violence, mais des violences, au pluriel. Celle d’ETA, celle de la police, la guerre sale contre le terrorisme des 1990.

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