Ariane et Anaïs, deux mamans parisiennes veulent "créer une communauté d’entraide et d’échange, entre familles monoparentales" afin, notamment d'échanger des temps de gardes. Signe du manque de structures à ce sujet : après leur message sur les réseaux sociaux, elles sont débordées de réponses.

Anaïs lance, avec Ariane, un réseau d'entraide pour parents solos, à Paris
Anaïs lance, avec Ariane, un réseau d'entraide pour parents solos, à Paris © Radio France / Rémi Brancato

Dans son petit appartement parisien, Anaïs nous montre le message posté il y a à peine plus d'une semaine sur les réseaux sociaux. "J'ai posté ça et j'ai vu mon ordinateur surchauffer" raconte la trentenaire, qui vit seule avec son fils de bientôt 8 ans. Sur un site de rencontres entre parents solos, elle a récemment rencontré Ariane, maman d'un garçon du même âge.

Après deux week-ends et des vacances en commun, elles lancent cet appel "à d'autres parents qui ont envie d'échanger des temps de garde, des moments de loisirs, de créer un groupe, une communauté d'échange et d'entraide". L'idée est de créer un réseau pour organiser des sorties collectives et surtout échanger des temps de garde pour se libérer mutuellement du temps.

"Ce qui est difficile c'est de porter le poids de l'éducation d'un enfant toute seule"

"Quand j'ai mis mon enfant au monde, je n'avais jamais imaginé que je me retrouverais dans ce contexte là" raconte Anaïs qui s'est brutalement retrouvée seule, 10 mois après la naissance de son fils. "Ce qui est difficile c'est de porter le poids de l'éducation d'un enfant toute seule", ajoute-t-elle.

Déjà une quarantaine de parents motivés par le projet

"Ce qui nous manque c'est une liberté : se dire si on a envie de partir, on part", défend-elle pour expliquer son projet. Idéalement, elle aimerait regrouper des parents pour créer une communauté, un "village des solos", le nom donné au projet. Résultat : un vrai engouement : "une quarantaine de contacts vraiment intéressés par le projet", détaille AnaÏs. 

"On a été submergées, ce qui indique très clairement qu'il n'existe rien, en tout cas à Paris" avance Ariane, rencontrée sur le temps de sa pause déjeuner au pied d'une tour de La Défense. Ce qu'attendait cette chargée de marketing d'un projet d'accès à l'énergie, c'est surtout du temps libre.

Retrouver "du temps et des espaces de liberté"

Le projet, Ariane vient de "le tester". "Anaïs a gardé mon fils ce week-end et je garde le sien le week-end prochain" sourit-elle.

Ariane co-initiatrice du projet, avec Anaïs
Ariane co-initiatrice du projet, avec Anaïs © Radio France / Rémi Brancato

"Il me manque du temps et des espaces de liberté : je suis avec mon fils en permanence" raconte la quarantenaire, qui élève, elle aussi son enfant seule, le père est retourné vivre aux Etats-Unis. "Si je veux aller chez le dentiste il faut que je trouve une nounou" déplore-t-elle. 

Face à l'afflux de réponses, il va maintenant falloir structurer le projet. "L'idée n'est pas de s'occuper de toute l’Île-de-France" prévient Ariane. Les deux mamans participeront prochainement aux rencontres nationales des collectifs et des associations de parents solos, organisées par l'association "parents solos et compagnie" afin de s'inspirer des expériences déjà existantes.

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