Le mouvement de grève aux urgences dure depuis plus de deux mois et ne faiblit pas, signe d'un profond malaise. Un nouveau palier a été franchi ces derniers jours, avec une recrudescence d'arrêts maladie comme à Lons-le-Saunier où, faute de personnel, certains soignants ont été réquisitionnés par les forces de l'ordre.

Aux urgences Lons-le-Saunier (photo d'illustration)
Aux urgences Lons-le-Saunier (photo d'illustration) © Getty / JazzIRT

À Lons-le-Saunier (Jura), "des mesures de réquisition de personnels ont dû être prises par le préfet", a indiqué la semaine dernière l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. L'ARS pointait dans un communiqué un "absentéisme soudain dans un contexte de mouvement social", avant d'en appeler à "la déontologie médicale et (au) sens des responsabilités".

Le syndicat Jeunes médecins a annoncé mercredi avoir déposé plainte contre X pour dénoncer la "situation alarmante" des ces urgences. Une plainte qui pointe l'"attitude" potentiellement "critiquable" des autorités (préfecture, agence régionale de santé et direction du centre hospitalier) et une possible "mise en danger" des patients et des praticiens.

Quant au Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom), il a demandé ce mercredi "l'organisation d'une concertation d'urgence" pour mettre un terme au conflit social qui dure depuis près de trois mois dans les services d'urgences.

Sur notre antenne, la ministre de la santé a expliqué ce mardi qu'elle ne peut pas "compresser le temps de formation pour les urgentistes" (qui arriveront donc dans deux ans sur le marché du travail), et qu'elle ne peut pas non plus "aller recruter des médecins à l'étranger", car le manque de personnel médical est mondial. "Il n'y a que des organisations différentes qui vont permettre de soulager les médecins hospitaliers"

Agnès Buzyn est "disponible pour recevoir" les urgentistes, selon la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

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