Les aspirants candidats à l’élection présidentielle n’ont plus que 12 jours, jusqu’au 17 mars pour rassembler les 500 parrainages d’élus.

Charlotte Marchandise
Charlotte Marchandise © Maxppp / Nicolas Kovarik

Le 17 mars, ce sera terminé. Les candidats à l'élection présidentielle devront avoir réuni les 500 parrainages d'élus indispensables pour valider leur entrée en lice dans la course à l'Elysée. Pour ceux qui représentent les gros partis, cela ne pose pas de problème. La tâche est en revanche nettement plus rude pour ceux que l'on appelle les "petits candidats".

C'est le cas, par exemple, de Charlotte Marchandise. Elle a été investie le 31 décembre 2016 à l’issue d’une primaire citoyenne sur internet : laprimaire.org, à l'issue d'un scrutin à deux tours auquel près de 130.000 votants ont participé. Depuis, elle et son équipe sont en plein marathon. Ce vendredi, au dernier pointage du Conseil Constitutionnel qui publie désormais deux fois par semaine une liste actualisée des parrainages d'ores et déjà validés, Charlotte Marchandise en comptait 7.

"Beaucoup de maires nous disent 'Non, moi je ne me mêle pas de la politique nationale'. C'est terrible. Il y a un dégoût de la politique même chez les élus. On entend aussi la peur de représailles par leur camp politique, et ça c'est terrible." Charlotte Marchandise

Formulaire de parrainage de Charlotte Marchandise
Formulaire de parrainage de Charlotte Marchandise © Radio France / Delphine Evenou

Pour mener à bien cette campagne, Charlotte Marchandise a mis en suspens son travail de formatrice indépendante. Et tente de faire rentrer dans son emploi du temps son mandat d'adjointe (sans étiquette) à la mairie de Rennes. Elle s'appuie sur une équipe de 4 salariés, 20 référents (communication, parrainages, convergence, etc.), 200 bénévoles très actifs et un millier de volontaires.

Bouts de ficelle

Ils font avec de petits moyens : les réunions ont lieu dans un espace de co-working à Paris, et les sympathisants de cette candidature citoyenne font régulièrement le point via internet, par vidéo conférence. Contrairement aux grosses machines politiques bien implantées, et qui bénéficient de finances stables et d'un maillage territorial ancré depuis longtemps, la candidate de la Voix citoyenne doit construire sa notoriété au jour le jour, et la campagne dépend beaucoup des dons, forcément fluctuants.

Et après ?

Pour une meilleure équité, Charlotte Marchandise souhaiterait une alternative aux 500 parrainages : elle aimerait qu'un candidat puisse concourir s'il a reçu 500.000 signatures de soutien de citoyens. Si elle n'arrive pas à faire valider sa candidature 2017 par le Conseil Constitutionnel d'ici le 17 mars, elle espère au moins lancer l'élan pour un "archipel" de citoyens parlementaires pour les législatives du mois de juin.

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.