Depuis deux semaines, des salariés et sous-traitants du Hyatt Paris Vendôme sont en grève et bloquent l'entrée. Ils demandent de meilleures conditions de travail mais aussi pour les sous-traitants leur embauches par l'hôtel de luxe. Les grévistes ont décidé de hausser le ton et le volume

Depuis le 25 septembre,  la grande porte d'entrée du Hyatt, dans la très chic rue de la Paix à Paris, est barrée par des panneaux et bloquée par les grévistes
Depuis le 25 septembre, la grande porte d'entrée du Hyatt, dans la très chic rue de la Paix à Paris, est barrée par des panneaux et bloquée par les grévistes © Radio France / Mathilde Dehimi

Concert inhabituel dans la très huppée rue de la paix. La porte principale du Hyatt est fermée. Une dizaine de grévistes s’époumonent.

Des clients évacués par une petite porte devant les grévistes qui n'hésiteront pas, disent-ils, à les réveiller dès potron-minet. Une partie est salariée du palace, la majorité des grévistes travaillent pour STN, sous-traitant, nettoyage et sécurité. Après deux conflits sociaux précédents, les femmes de chambres ont obtenu la fin du paiement à la chambre et un taux horaire revalorisé. 

Nora gouvernante et délégué du personnel demande l'embauche de ses collègues STN par le palace. Les sous-traitants ont leurs représentants syndicaux au sein du palace, une spécificité qui va disparaître l'an prochain avec l'application des ordonnances Macron et c'est la clef du conflit pour Michel Moreauw, vice-président du Hyatt France.

La direction n'entend pas céder sur les revendications salariales. Elle appelle à une réunion d'ici la fin de semaine avec son sous-traitant et la CGTP.

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