A mi-chemin entre Beyrouth et Damas, au Liban, une école de musique accueille de jeunes réfugiés syriens des camps avoisinants. Apprentissage musical, cours d'anglais et de culture générale, elle offre des perspectives d'avenir à une jeunesse brisée par la guerre.

Au Liban, une école de musique pour soigner les maux de la guerre
Au Liban, une école de musique pour soigner les maux de la guerre © Radio France / Sébastien Sabiron

Au Liban, à Bar Elias, à l'est de Beyrouth, une école de musique accueille de jeunes réfugiés syriens. Ces enfants de 10 à 18 ans vivent dans des camps informels, des baraquements de fortunes éparpillés le long de la frontière. Fondée par l'ex-directeur du conservatoire d'Alep en Syrie, l'école offre de vraies perspectives d'avenir à une jeunesse brisée par la guerre.

Concentrée sur son oud, Hanadi, 14 ans, originaire d'Alep, chassés par les bombardements, elle a vécu deux ans réfugiée dans une école, avant de fuir pour le Liban. Aujourd'hui Hanadi vit dans le camp de Chatila, à Beyrouth : 

A Chatila, il n'y a pas d'eau potable, uniquement de l'eau salée. Les rues sont très sales, il y a toujours des montagnes de déchets. Les gens s'y comportent mal. On se fait souvent insulter. Il est dangereux de s'y promener.

Pour Hanadi, la musique est une respiration. Elle rêve de l'enseigner à l'université, même si son père s'y oppose, considérant la musique haram, interdite par l'Islam. Mais Hanadi s'accroche à son rêve, motivée, comme tous les enfants à qui Samar apprend l'accordéon :

La plupart d'entre eux on vécu des expériences très dures. Ils ont été témoins de choses horribles. Et on peut ressentir leur passion : ils essaient d'échapper au drame à travers la musique, ils sont très rapides. Ils réussissent ici autant qu'ils ont souffert la bas. Rien que d'échapper au camp et de venir ici à l'école pour eux, c'est une thérapie. 

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.