En Irak, l'eau est plus que jamais un enjeu majeur. Entre changement climatique et démographie galopante, la région de Bassorah, à la confluence du Tigre et de l'Euphrate, ne devrait pas manquer d'eau. Pourtant, elle concentre aujourd'hui tous les maux du pays liés à l'or bleu.

En Irak, l’accès à l’eau potable n’a jamais été simple, même dans le seul bassin hydrographique du pays, autour de Bassorah. La population doit faire la queue pour récupérer l’or bleu… quand il est disponible.
En Irak, l’accès à l’eau potable n’a jamais été simple, même dans le seul bassin hydrographique du pays, autour de Bassorah. La population doit faire la queue pour récupérer l’or bleu… quand il est disponible. © AFP / Essam Al-Soudani

Depuis l'été dernier, à Bassorah, au bord du Chatt al-Arab, à la rencontre du Tigre et de l'Euphrate, la situation est devenue critique : la population n'a plus eu accès à l'eau potable, près de 120 000 personnes ont dû être hospitalisées, les poissons et le bétail n'ont pas survécu à l'augmentation de la quantité de sel dans les cours d'eau et les cultures ont été largement appauvries.

Fin juillet, Human Rights Watch a publié un rapport pour tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme. "La crise à Bassora n'est pas terminée", y souligne Belkis Wille, chercheuse en Irak pour HRW. 

En raison de la hausse des températures provoquée par le changement climatique, la pénurie d’eau devrait s’aggraver dans la région.

L'organisation internationale épingle le gouvernement irakien, qui a trop peu fait pour endiguer la crise.

Le Premier ministre avait pourtant promis de grands projets pour cette région en janvier dernier. Qu'en est-il réellement ? L'Irak a-t-il les moyens de s’attaquer à ce problème ? Face à cette crise économique et sanitaire, faut-il craindre un exode massif des populations de cette région ?

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