Les Assises de la Mobilité prennent fin aujourd'hui après trois mois de débats lancés par le gouvernement.

Départ des trains de banlieue à la Gare Saint-Lazare
Départ des trains de banlieue à la Gare Saint-Lazare © AFP / Gilles Targat

Cette étape de réflexion engagée par le premier ministre Edouard Philippe doit aider à définir sa politique de transports. Parmi les thèmes évoqués : trouver une alternative à l'écotaxe, le financement des infrastructures mais aussi l'amélioration des "transports du quotidien". 

Une galère pour des millions de Français et notamment les jeunes, les 18-30 ans. Deux tiers d'entre eux ont renoncé à une activité, professionnelle comme de loisirs, en 2016, selon une étude réalisée par le CREDOC avec l'institut national de la jeunesse, à cause des transports. Cette problématique représente donc un vrai frein à l'emploi pour les 18-30 ans et 20% d'entre eux sont au chômage.

Exemple à Gonesse, une ville de la région parisienne à la fois si près et si loin de la capitale.

Depuis Gonesse, les habitants aperçoivent le quartier de la Défense et la Tour Eiffel à seulement 20 kilomètres d'eux, mais pour rejoindre Paris, il faut 45 minutes de bus vers le premier RER à destination de la capitale, ou marcher 5 kilomètres vers un autre train. 

Nadia, 26 ans, est inscrite dans un centre de formation en alternance et elle ne peut pas candidater à toutes les offres d'emploi, notamment celles au sud de Paris. Nadia a même dû renoncer à sa licence de droit à cause des galères de transports.

L'enquête réalisée par le CREDOC et l'institut national de la jeunesse révèle l'impact des galères de transports sur les 18-30 ans, avec notamment les moins diplômés en première ligne. Parmi les solutions proposées par l'étude, augmenter le nombre d'équipements, encourager les jeunes à être plus mobiles, mais aussi diminuer les coûts de transports. Ils représentent à eux seuls 20% du budget des 18-30 ans.

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