La RATP a organisé ce mardi un exercice de simulation d’une crue centennale, sur le parvis de la station de métro Balard, dans le XV arrondissement de Paris.

La RATP a organisé mardi un exercice de simulation avec une quarantaine d'agents, à la sortie de la station Balard, dans le 15e arrondissement de Paris.
La RATP a organisé mardi un exercice de simulation avec une quarantaine d'agents, à la sortie de la station Balard, dans le 15e arrondissement de Paris. © Radio France / Sonia Ghobri

Après les grandes crues en janvier dernier et en juin 2016, la RATP veut améliorer son dispositif. La moitié du métro parisien se trouve en zone  inondable.  

Une quarantaine d’agents de l’entreprise se sont retrouvés mardi, sur le parvis de la station Balard dans le XV arrondissement de Paris, pour un exercice de simulation de crue de la Seine. 

« Nous avons choisi le scénario d’une crue centennale parce que c’est la plus haute crue connue de mémoire récente. En 1910, la Seine est montée à 8 mètres 10. Et ici à Balard, il y aurait 80 centimètres d’eau dans la rue », explique David Courteille, coordinateur général du plan de protection contre le risque d'inondation.

Lors de cet exercice, la RATP a testé deux dispositifs visant à protéger ses infrastructures en cas d’inondation. D’un côté de la route, huit agents ont construit un muret en béton autour d’une grille d’aération, pour empêcher l’eau de l’infiltrer. Ils ont mis huit heures. 

De l’autre côté, six agents ont monté eux en trois heures, une structure en aluminium autour d’une grille de désenfumage. José, le responsable du chantier n’y voit que des avantages : « ce système est plus rapide à monter, cela demande moins de personnel, c’est moins lourd et moins encombrant. C’est un gain de temps énorme, ce qui nous permet de déployer nos ressources plus rapidement sur le chantier ». 

Actuellement, la RATP utilise majoritairement les protections en parpaings mais l’entreprise prévoir de les abandonner progressivement dans les dix prochaines années, au profit des protections en aluminium. «Pour mieux maîtriser les risques, il faut que nous soyons plus réactifs », ajoute David Courteille. 

Des risques de crues plus importants et moins prévisibles

D’autant plus que les risques de crues sont plus importants et moins prévisibles selon David Courteille : «on étudie évidemment l’impact du réchauffement climatique sur le profil des crues rencontrées. Nous constatons qu’il y a moins de crues hivernales qui sont plus prévisibles et plus de crues en période pré-estivale ». 

La RATP a donc étendue sa période de vigilance crue d’un mois et demi,  1er novembre au 1 juin. L’entreprise peut mobiliser 1.000 agents en cas d’inondation majeure. Différents corps de métiers peuvent être mobilisés. Des maçons, des électriciens, des informaticiens ou encore des serruriers ont participé à cet entraînement.  

« On est tous volontaires pour ce genre d’exercice parce qu’on a remarqué que les alerte crue se multiplient ces dernières années. Une en 2016 et deux en 2018, alors qu’il y avait eu aucune depuis dix ans » raconte Alexandre Amboise, responsable d’équipe maintenance. 

La RATP a identifié environ 400 points d'entrées d'eau sur son réseau : des bouches d'aération, des trappes pour accéder aux équipements ou tout simplement les entrées de métro. 

La RATP n’a pas monté de protections lors des crues 2016 en 2018 à Paris. Ils ont construit un mur pour protéger les équipements électriques de la station de RER A « Neuilly-Plaisance » suite au débordement de la Marne. (en 2018)

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