Emmanuel Macron se rendra ce jeudi aux Sables-d'Olonne, pour présider un hommage aux trois sauveteurs morts noyés vendredi dernier. Un traumatisme pour les 8 000 bénévoles de la SNSM, qui bravent la mer tout au long de l'année. Ils ont secouru 7 200 personnes en 2018.

Dans un canot "tous-temps" de la SNCM au large de Ouistreham
Dans un canot "tous-temps" de la SNCM au large de Ouistreham © Radio France / Sébastien Sabiron

Ils sont mobilisables toute l'année, par tous les temps, de jour comme de nuit. À l'instar des pompiers volontaires, les 3 350 sauveteurs embarqués de la SNSM doivent vivre près de leur port d'intervention, pour être parés à appareiller en moins de 15 minutes. Très entraînés, très disponibles, ils sont tous bénévoles : retraités, étudiants ou actifs, 49 ans de moyenne d'âge. Ils complètent les 1 400 nageurs sauveteurs, qui eux, interviennent sur les plages du littoral. 

Dans le Calvados, la station de sauvetage de Ouistreham compte 24 équipages, qui interviennent en mer une cinquantaine de fois par an en moyenne. Toute la station a été profondément choquée par le drame des Sables-d'Olonne, à commencer par Philippe Capdeville, le patron de la station :

J'avais déjà rencontré le patron du canot qui a chaviré. Même si on ne les connaît pas tous personnellement, ce sont des gars de chez nous. Comme pour les pompiers ou les militaires, lorsque l'on perd quelqu'un de la corporation, c'est très dur. C'est un moment difficile 

Philippe Capdeville, à la manœuvre sur le canot "tous-temps" de la SNSM
Philippe Capdeville, à la manœuvre sur le canot "tous-temps" de la SNSM © Radio France / Sébastien Sabiron

Pour Clément, son fils de 22 ans, lui aussi sauveteur, ce drame rappelle à tous les risques qu'ils courent au quotidien, même si l'adrénaline est une composante essentielle lors des missions. 

Quand on est appelé à trois heures du matin, que la mer est déchaînée, on ne pense pas aux risques. On se concentre sur ce qu'on a à faire et la manière dont on doit le faire. C'est seulement de retour au port que l'on prend conscience du danger.

Clément Capdeville à bord de la "Sainte-Anne des mers"
Clément Capdeville à bord de la "Sainte-Anne des mers" © Radio France / Sébastien Sabiron

Créée en 1967, la SNSM est le seul organisme français agréé pour le sauvetage en mer. Elle intervient sous coordination des CROSS, les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage. En mer, les sauveteurs interviennent jusqu'à 20 miles des côtes, à bord de l'unes des 180 vedettes de sauvetage ou des nombreux canaux tous-temps dont dispose l'association, financée à 80% par des dons privés. 

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