Pour la première fois de l’histoire, un train reliera ce jeudi Tanger à Rabat, à une vitesse de 300 km/h. Pour l'occasion, Emmanuel Macron rend visite au Roi Mohammed VI.

Le TGV marocain
Le TGV marocain © Office National des Chemins de Fer marocains (ONCF).

Une visite express de moins de 24 heures au Maroc pour inaugurer la première LGV du continent. Un pactole pour la SNCF, Alstom et les autres et une fierté pour tout un peuple.

Flambant neuve, la toute nouvelle gare de Tanger, construite, pour l’occasion, avait toute l’attention des ouvriers mercredi encore, affairés à lui faire une dernière beauté sous les yeux d’Adil Raïs, figure du patronat local : "Il reste des finitions, mais il est là, il est en Afrique, il est à Tanger surtout".

Ce TGV si convoité va raccourcir le temps. Rapprocher de trois bonnes heures Tanger de Casablanca, la capitale économique. Une aubaine pour Hassan qui gère un hôtel sur le tracé : "On espère un effet bénéfique. Inch'Allah !"

Nos industriels sont déjà gagnants

L’Etat français a prêté au Maroc un milliard d’euros pour ce projet. De quoi ouvrir la voie à la SNCF, à Vinci mais aussi Alstom qui va fournir une douzaine de rames. Alstom où Raphael Bernardelli veut clairement mettre le cap sur le développement économique quitte à laisser les enjeux d’histoire et de mémoire au second plan : "Evidemment la relation francafrique est un peu connotée, mais il n'y a pas débat, en matière ferroviaire la France est un acteur majeur et ce qui compte c'est de monter le niveau des équipes locales."

Alstom, la SNCF qui ont d’ailleurs pris des engagements d’emploi et de formation auprès du Maroc en contrepartie de ce projet, avec l’espoir que demain, le TGV marocain s’étende à ses voisins, c’est également le rêve nourri par Adil Raïs, notre patron si fier du chantier qui vient de s'achever à Tanger. "Moi j'aimerai bien qu'un jour ce TGV arrive loin en Afrique, qu'il soit un lien entre les pays, qu'on puisse voyager facilement. Pourquoi ne pas rêver d'une Afrique plus liée et plus unie !"

Déjà plusieurs fois évoqué, le projet de relier le Maghreb jusqu’à la Libye, jusqu’à Tripoli semble beaucoup plus proche de l’Utopie. Si ça devait se faire disent plusieurs voix. Ce ne serait pas au mieux avant 2035.

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