C'est un des effets du durcissement de la politique migratoire de la Suède. Chaque semaine, de jeunes Afghans, déboutés là-bas du droit d'asile, arrivent à Paris, à l'Eglise de Suède, persuadés qu'ils auront plus de chance que leur demande soit acceptée en France.

Dans la cour de l'Eglise de Suède de Paris
Dans la cour de l'Eglise de Suède de Paris © Radio France / Delphine Evenou

En 2015, la Suède a enregistré plus de 160.000 demandes d'asile. Dépassé, le gouvernement suédois a pris une série de mesures pour limiter l'immigration (fermeture des frontières, limitation du regroupement familial, quotas de réfugiés). Depuis un an, après deux années passées en Suède, de nombreux Afghans se voient déboutés de leur demande d'asile. 

Jacob, 24 ans, est arrivé à Paris en août 2017
Jacob, 24 ans, est arrivé à Paris en août 2017 © Radio France / Delphine Evenou

Les familles et citoyens suédois conseillent à ces jeunes Afghans qu'ils ont aidé, hébergé, soutenu, de se rendre en France, où le taux d'acceptation des demandes d'asile déposées par des Afghans est élevé. Le réseau d'aide aux migrants passant notamment par les paroisses, le bouche-à-oreille conduit ces jeunes hommes à frapper, au bout de leur route, à la porte de l'Eglise suédoise de Paris.

L'Eglise suédoise de Paris
L'Eglise suédoise de Paris © Radio France / Delphine Evenou

S'ils n'étaient que quelques uns par semaine à demander de l'aide il y a un an, ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux. Parfois près d'une vingtaine en un après-midi. Alors la communauté suédoise, un peu déboussolée au départ, s'est organisée. Dans la grande salle attenante à l'église, un chariot de la cafétéria est réservé à ces jeunes Afghans. 

Du thé, du café, des fruits sont à disposition
Du thé, du café, des fruits sont à disposition © Radio France / Delphine Evenou

Ils peuvent aussi se reposer, charger leur portable. 

A l'Eglise suédoise de Paris, les Afghans sont accueillis avec bienveillance
A l'Eglise suédoise de Paris, les Afghans sont accueillis avec bienveillance © Radio France / Delphine Evenou

Une fois par semaine, des paroissiens bénévoles viennent, durant deux heures, donner des cours de français aux migrants pour qu'ils puissent gagner en autonomie.

Une fois par semaine, les jeunes Afghans peuvent suivre des cours de français
Une fois par semaine, les jeunes Afghans peuvent suivre des cours de français © Radio France / Delphine Evenou

Les familles en Suède continuent à envoyer de l'argent aux jeunes Afghans pour leur permettre de survivre à Paris. Les hommes attendent maintenant le verdict des autorités françaises quant à leur demande d'asile. 

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