"La colère des opposants à l'évacuation de la ZAD n'est pas légitime", a dit Emmanuel Macron. Mais dans la journée du dimanche 15 avril, ils ont été plusieurs milliers à soutenir au contraire les expulsés.

Des occupants de la Zad de notre dame des landes transportent une charpente pour reconstruire un lieu de vie détruit la semaine dernière.
Des occupants de la Zad de notre dame des landes transportent une charpente pour reconstruire un lieu de vie détruit la semaine dernière. © Radio France / Sébastien Sabiron

Hier après-midi, des milliers de personnes (3.000 à 4.000 selon les gendarmes) ont convergé vers la ZAD en soutien aux zadistes expulsés la semaine dernière. Rassemblement familial et bon enfant, malgré des affrontements en début et en fin de journée entre occupants de la ZAD et forces de l’ordre. 

Après cette semaine sous tension, les zadistes ont jusqu’au 23 avril pour déclarer des projets agricoles individuels. Mais ce que le gouvernement présente comme une « main tendue » est perçu sur place comme une reprise en main. 

Malgré les mises en garde du Premier Ministre la semaine dernière, l’heure est à la reconstruction sur la ZAD. 

Une charpente transportée dans les bois sous l’œil des gendarmes mobiles. Reconstruire, se réinstaller, mais pas question pour Camille de déclarer un projet agricole en préfecture. 

Pour cette autre Camille qui vit ici depuis six ans : "le concept même de la ZAD est incompatible avec la création de projets individuels." 

Lundi dernier, la ferme des 100 noms était détruite, ses habitants expulsés. Ils avaient pourtant présenté un projet collectif. 

Sarah, jeune éleveuse ne se sent pas prête à négocier. 

Avant les évacuations, une dizaine d’associations agricoles étaient en projet. 

Marcel Thebaut est l’un des quatre paysans historique de la ZAD toujours expulsable. "Du temps et de la sérénité" réclament les Zadistes. Pas vraiment le point de vue du premier ministre. 

Pour Edouard Philippe "ceux qui ne déclareraient pas de projet individuel s’exclueraient eux !" 

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