Amiante
Amiante © CC Aram Dulyan

Salariés et retraités qui y ont été exposés dans leur vie professionnelle, risquent de développer un cancer, même 30 ans après et l'amiante est toujours présent dans nombre de bâtiments.

100.000. C'est le nombre de victimes de l'amiante qu'on pourrait enregistrer en France dans les 20 prochaines années. Il s'agit de l'estimation faite par l'Andeva, l'association des victimes de l'amiante, qui réunissait mardi un colloque à Paris pour faire le point de la situation.

Car si l'amiante est interdit en France depuis 1997, il est toujours présent dans nombre de bâtiments, et nombre de salariés ou de retraités, qui y ont été exposés dans leur vie professionnelle, risquent de développer un cancer, même 30 ans après. Bref, on n'a pas fini de compter les morts et les associations de victimes appellent à ce que tous les bâtiments soient définitivement désamiantés.

Le combat d'une vie

Pour Eric Jonckheere c'est de celà qu'il s'agit. L’homme préside l'association des victimes en Belgique. Il a perdu quatre membres de sa famille à cause de l'amiante : son père, sa mère et deux de ses frères. Son père a longtemps travaillé pour une entreprise qui en fabriquait.

Eric Jonckheere

Depuis 19 ans, l'usage de l'amiante est interdit en France, mais les victimes continuent d'affluer. D'abord parce que la maladie peut se déclarer bien plus tard, ensuite parce qu'en France, l'amiante est toujours là. 20 millions de tonnes seraient encore disséminés un peu partout en France.

Alain Bobbio préside l'association de victimes en France

Un espérance de vie très brève dès que le cancer est diagnostiqué

Et quand la maladie est là, le cancer de la plèvre autrement appelé mésothéliome, il y a bien peu d'espoir.

Le Pr Arnaud Scherpereel est chef du service d'oncologie thoracique au CHU de Lille

Depuis peu, il semble établi que des prédispositions génétiques favoriseraient l'apparition d'un mésothéliome.

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