C'était le 16 mars 1978, il y a tout juste 40 ans, à environ 2 km au large du petit port finistérien de Portsall. L'Amoco Cadiz, un pétrolier libérien s'éventre sur les rochers. 227.000 tonnes de brut s'échappent du bateau.

C'est l'une des pires marées noires de l'histoire. Une catastrophe qui oblige la France à prendre des mesures pour limiter les pollutions maritimes. Le 17 mars au matin, les habitants de la pointe bretonne sont réveillés par une odeur de mazout. Au début, tout le monde pense à une panne de chaudière. En réalité, c'est un pétrolier libérien de 334 mètres qui est éventré sur les rochers. Il a fait naufrage la veille, tout près de Portsall dans le Finistère après une avarie de barre. Toute la côte est polluée. Une catastrophe qui oblige la France a prendre des mesures pour éviter que cela se reproduise. 

L'état décide de confier aux préfets maritimes la gestion des crises qui peuvent survenir en mer. On décide aussi de créer un Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage, à la pointe de Corsen. Parmi ses missions : la surveillance des pollutions et de la navigation maritime 24h/24 sur 750 km de côtes. Depuis la marée noire de l'Amoco Cadiz, ce sont les Préfets maritimes qui coordonnent l'action de l'Etat en mer. Ils peuvent donc prévenir et gérer les crises maritimes. Des pouvoirs qui ont été renforcés en 2004. 

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