La sécheresse et les restrictions d'eau s’étendent désormais à 61 départements en France, conséquence de la canicule passée et de la pluie qui tarde toujours à tomber. Les nappes phréatiques se remplissent peu, pas assez vite… Illustration dans le Loiret, l'un des 21 départements les plus touchés par cette sécheresse.

La Loire au plus bas dans le Loiret, le 16 juillet 2019
La Loire au plus bas dans le Loiret, le 16 juillet 2019 © Radio France / Laura Lavenne

Sur les 61 touchés par le phénomène, 21 départements sont placés en situation de crise par le site gouvernemental Propluvi (l’échelon le plus élevé du plan sécheresse). Sur les quais de la Loire, à Orléans, n’espérez pas admirer la rivière qui coule : elle ne le fait plus vraiment, elle stagne à un débit inférieur à 50 mètres cube seconde. C'est son plus bas niveau de l’année.

Si la Loire survit, c’est grâce à deux barrages, à Naussac et Villerest, et à un jeu de lâcher d’eau quotidien, contrôlé et opéré par l’Établissement public Loire. Le fleuve est sévèrement touché par la sécheresse, mais il continue d'alimenter ses usagers, les industries, l'agriculture et les quatre centrales nucléaires qui le longent.

Il suffit de faire quelques kilomètres au sud d'Orléans - dans les terres - pour appréhender différemment l'impact de la sécheresse : tout le village de L'Olivet est sous le coup d'une restriction d'eau, remplissage de piscine et arrosage interdit. 

Dans le Loiret, comme dans quasiment toute la région Centre-Val-de-Loire, la situation se retrouve. La tendance depuis maintenant 40 ans est au tarissement et au réchauffement des cours d'eau : +3°C, d'après les bilans hydrologiques de l'Agence de l'eau.

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