C'est aujourd'hui la journée de lutte contre l'homophobie organisée dans 60 pays.

L'homophobie dans le monde professionnel est toujours une réalité.
L'homophobie dans le monde professionnel est toujours une réalité. © Maxppp / Wiktor Dabkowski/picture alliance

L'homophobie dans le monde professionnel est toujours une réalité. Selon une étude publiée par le Boston Consulting Group, 13% des personnes homosexuelles interrogées mentent sur le genre de leur partenaire ou se déclarent célibataire, et 30% estiment que dire son homosexualité au sein de son entreprise représente un risque.

Philippe, la cinquantaine, a fait son coming out au travail il y a déjà plus de 20 ans :

Jusqu'à la retraite et même après, il y aura toujours des coming out à faire. Une fois qu'on a fait son coming out au bureau et qu'on est à peu près "confortable", il y a de nouveaux collègues qui arrivent. C'est à chaque fois un recommencement (...) Certains collègues, systématiquement, s'adressent à nous pour nous parler de choses sexuelles. Les stéréotypes font très mal.

Il n'y a pas que les blagues "lourdes" qui pèsent : c'est aussi un enjeu financier pour les salariés LGBT. Selon l'économiste Thierry Laurent, chercheur à l'université d'Ivry, la discrimination se lit sur la fiche de paie :

On obtient moins 6% de salaire, pour un salarié gay par rapport à son homologue hétérosexuel. Ca veut dire 5 semaines de congés payés pour l'un et seulement deux semaines pour l'autre.

Une différence qui ne se voit pas pour les lesbiennes :

Les salariées lesbiennes sont perçues comme ayant un certain nombre de caractéristiques masculines qui les rendraient plus productives sur le marché du travail : par exemple le fait qu'elles auraient moins d'enfants, qu'elles seraient plus disponibles et orientées sur leur carrière.

Et pour aider les personnes LGBT à assumer pleinement leur identité au travail, le Défenseur des Droits publie aujourd'hui un guide pour les orienter en cas de discriminations.

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