L’occasion de découvrir, jusqu'à fin novembre, le milieu pénitentiaire en effectuant le parcours d’un détenu qui vient d’être incarcéré. ensuite les bâtiments de 1933 seront détruits. Les détenus ont été transféré en mai 2017 aux Baumettes 2, de nouveaux bâtiments modernes et fonctionnels

L’ancienne prison des Baumettes à Marseille ouvre ses portes au public pour quelques jours
L’ancienne prison des Baumettes à Marseille ouvre ses portes au public pour quelques jours © Radio France / Marie Christine Lauriol

Tout commence avec le bruit de la lourde porte qui se referme, les portiques de sécurité fonctionnent encore.
Arrivée dans une première cour, c’est ici que le fourgon amenait les prisonniers. Thierry Alvez, directeur interrégional des services pénitentiaires du sud-est : "Les personnes détenues descendent accompagnées des personnels et se dirigent directement dans l'espace qui est derrière vous et qui correspond à une salle d'attente. C'est donc là que l'enregistrement de l'arrivée de la personne se fait au sein de l'établissement."

Le visiteur emprunte ensuite le premier des innombrables couloirs qui débouche sur la salle des écrous. Christine Charbonnier est secrétaire générale à la direction des Baumettes. "On relevait leurs empreintes digitales, leur identité, et ensuite au fil des arrivées, un compte leur était ouvert. Ensuite ils passaient dans les box d'attente individuels que vous allez voir la, sur la gauche." 

Ensuite la remise du paquetage. "Assiette couteau fourchette, il y avait des détenus qui arrivaient sans rien, on leur fournissait le minimum pour pouvoir vivre en détention "

Encore un couloir et c’est l’arrivée en détention. À partir de ce moment le bruit est incessant. Des haut-parleurs diffusent de véritables conversations entre détenus. Ici les difficultés de cohabitation, même quand il s’agit de musique.

La visite se termine par une exposition

Dans des vitrines, des objets saisis aux prisonniers, certains pour leur confort comme un ventilateur transformé en batteur, une machine à tatouer, ou plus dangereux : des couteaux faits avec des cuillères et même des claquettes à double fond "On peut décoller une semelle et y placer un couteau à l'intérieur, ou un téléphone portable..."

Quelques uns des objets saisis dans les cellules des Baumettes
Quelques uns des objets saisis dans les cellules des Baumettes © Radio France / Marie-Christine Lauriol

Reste le plus impressionnant, exposée également, la guillotine qui a servi pour la dernière fois à Marseille, c’était en 1977.  Pierre Raffin: "La peine de mort c'est aussi l'histoire de l'administration pénitentiaire puisque les personnels c'est eux qui géraient les les condamnés à mort et c'était vraiment pas simple." 

Pour les visiteurs certains surveillants en exercice ou retraités, ont accepté de jouer les guides, c’est le cas de Thierry "Pour les Marseillais, la prison des Baumettes c’est un peu comme le Vélodrome, c'est quelque chose qui est ancré dans les grandes histoires sur Marseille. Voilà c'est une entité qui va disparaître."

Ne restera plus alors que le mur d’enceinte classé et ses bas-reliefs représentant les 7 péchés capitaux, des statues signées Antoine Sartorio. 

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