Deux députés égyptiens veulent proposer des nouvelles lois qui visent à réguler la libre expression sur Facebook et sur Twitter. L'objectif affiché : la lutte contre le terrorisme.

Facebook en Egypte
Facebook en Egypte © AFP / TOBIAS SCHWARZ

Il est clair que ces propositions de loi n'ont qu'un but : opprimer les citoyens et réduire encore la liberté d'expression dans ce pays, notamment sur Facebook et sur Twitter.

Hassan el Azhary, responsable des libertés numériques de l’AFTE, une ONG de défense de la liberté d’expression.

L'Egypte et ses 25 millions d'internautes

En Égypte, avec au moins 35 millions d’utilisateurs réguliers d’Internet et quasiment autant d’inscrits sur Facebook, certains responsables politiques sont tentés de contrôler cette plate-forme refuge de la liberté d’expression. Deux députés ont récemment annoncé leur intention de proposer deux nouvelles lois pour réguler l’utilisation de Facebook… Pour combattre le terrorisme, mais aussi pour limiter les critiques contre le Président en place et lutter contre les appels à manifester.

La création d'un Facebook égyptien

Le député Riyad Abdul Sattar propose ainsi que les Égyptiens s’acquittent d’une taxe de 11 euros par mois pour pouvoir utiliser Facebook et livrent des informations personnelles, comme leur numéro de carte d’identité. Son collègue Mohammed Kaci souhaite pour sa part créer un Facebook égyptien sur le modèle du WeChat Chinois. Des propositions vivement critiquées sur la toile, jugées irréalistes et dangereuses par les spécialistes.

Au Caire, le reportage de François Hume-Ferkatadji

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.