Après le plan pauvreté, le plan santé. Emmanuel Macron présente son ordonnance pour aider à rétablir le système de santé français, et notamment l'hôpital public, patraque à plus d'un titre. Reportage en Seine-et-Marne, où, tant bien que mal, les urgences comptent sur l’aide des médecins libéraux.

Pour désengorger les urgences, comme à Montereau, les médecins libéraux du secteur sont mobilisés.
Pour désengorger les urgences, comme à Montereau, les médecins libéraux du secteur sont mobilisés. © Radio France / Béatrice Dugué

Etudiants en médecine en souffrance, psychiatrie en crise, services menacés par les restrictions budgétaires ou encore urgences engorgées, Agnès Buzyn a multiplié ces dernières semaines, les diagnostics alarmants.

Après le discours du chef de l'État, la ministre de la Santé détaillera une réforme baptisée "Ma santé 2022, un engagement collectif".

La réorganisation globale voulue par le président concernera aussi les médecins libéraux, qu'il veut mobiliser pour "éviter que tout le monde aille aux urgences".

C'est ce qu'essaient déjà de faire un certain nombre d'établissements hospitaliers, comme celui de Montereau, en Seine-et-Marne notamment.

Une centaine de passages par jour

36 000 passages par an dans ce service d'urgences. Une centaine par jour. Comme partout, les fins de journées et les week-ends sont surchargés, à cause d'une pénurie très identifiée de médecins de ville. Données édifiantes : 16 % seulement des patients de ces urgences sont effectivement hospitalisés.

A Montereau, le message est clair : tous les patients ne peuvent pas être admis.
A Montereau, le message est clair : tous les patients ne peuvent pas être admis. © Radio France / Béatrice Dugué

Il est donc question de ramener les médecins de ville dans le système. Un partenariat est en cours avec SOS Médecins. Un praticien libéral sera intégré, d'ici à la fin de l'année peut-être, au dispositif d'urgences, quatre à six heures par jour dans un local construit tout exprès. Charge à lui de traiter ce qui relève de la médecine du quotidien.

Moins de praticiens 

Le dispositif existe déjà sur Fontainebleau depuis près de six ans, mais il n’a pas permis de réduire drastiquement les passages aux urgences. La raison : la démographie des praticiens baisse – ils prennent leur retraite sans être remplacés –, ce qui devrait être aussi le cas à Montereau dans les deux ans qui viennent.

16% seulement des patients des urgences sont effectivement hospitalisés. Il est donc question de ramener les médecins de ville dans le système.
16% seulement des patients des urgences sont effectivement hospitalisés. Il est donc question de ramener les médecins de ville dans le système. © Radio France / Béatrice Dugué

A Montereau, le directeur de l’établissement et les personnels dédient par ailleurs un poste à la gestion des lits, pour permettre aux patients de sortir des urgences et de désencombrer le système plus vite.

À Fontainebleau et Nemours, deux maisons de santé pluridisciplinaires et universitaires viennent compléter les initiatives dans ces territoires qui se battent pour conserver et améliorer l’offre de santé actuelle.

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