La salle du Centre Integré de Commandement de Porto-Alegre et son mur d'écrans: plus de 800 caméras
La salle du Centre Integré de Commandement de Porto-Alegre et son mur d'écrans: plus de 800 caméras © Elodie Touchard

Porto Alegre se situe dans le cône sud du Brésil non loin des frontières argentines et uruguayennes. En cette veille de Mondial, la ville-hôte se prépare, y compris sur le plan sécuritaire. Car sur les 50.000 supporters argentins attendus, près de 650 sont des "ultras" qui avaient déjà fait parler d’eux lors du précédent mondial.

On les appelle les Barra-Brava, les hooligans d’Amérique du Sud, et notamment d’Argentine, des bandes très organisées et redoutées pour leur violence, dans et hors des stades.

Cette fois, le Mondial se joue à leur porte, au Brésil, et c’est ici à Porto Alegre qu’ils débarqueront tous, la ville hôte la plus proche de la frontière où l’Argentine affrontera le Nigéria.

Dans le quartier où les supporters de foot ont l’habitude de se retrouver, les patrons de bars et de restaurants commencent à s’inquiéter, comme Claudio.

Claudio

Ils aiment ça les bagarres, le tumulte, donc oui, ici, on est inquiets. Mais bon, tout dépendra du résultat du match. S’ils gagnent, ca ira, mais, dans le cas contraire, ça peut vite tourner à la confrontation. Du coup, soit on fermera, soit, ce qui serait mieux, ce serait de prévenir et renforcer la sécurité les jours de match.

A Porto Alegre, 5000 hommes de la police militaire brésilienne seront déployés lors du Mondial, plus des policiers argentins spécifiquement prévus en renfort. Brasilia a en effet demandé de l’aide à Buenos Aires pour encadrer ces ultras. Un partenariat a été conclu.

Ayrton Michels, le responsable de la sécurité publique de l’Etat Rio Grande do Sul :

Nous avons renforcé nos liens avec les autorités policières argentines. Nous travaillons à l’identification de ces supporters à tendance violente, nous avons obtenu des informations sur leur comportement, y compris l’identité de certains d’entre eux, des leaders, et__ aussi des informations sur les contacts qu’ils ont et auront ici à Porto Alegre.

Les 840 caméras réparties dans toute la ville permettront également de suivre à la trace les supporters suspects dès leur arrivée sur le sol brésilien jusqu'à leur hôtel ou au stade.

Objectif : éviter le scenario Afrique du sud 2010. Lors de la précédente Coupe du monde, quand les Barras brava avaient provoqué de violents incidents, un supporter avait été tué lors d’une bagarre, et une trentaine d’ultras avaient été arrêtés et expulsés du pays.

Le stade José-Pinheiro-Borda, appelé le "Beira-Rio" est le stade de Porto-Alegre où auront lieu les matches du Mondial
Le stade José-Pinheiro-Borda, appelé le "Beira-Rio" est le stade de Porto-Alegre où auront lieu les matches du Mondial © Elodie Touchard
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