Le ministère de l'Éducation publie la liste chaque année, joue la transparence et rend publics les "Indicateurs de valeur ajoutée des lycées", les "Ival". Quels sont les lycées les plus performants, ceux qui font réussir les élèves ?

Des élèves dans un établissement de Montpellier.
Des élèves dans un établissement de Montpellier. © Maxppp /

Pour déterminer les "bons lycées", il ne suffit pas de regarder son taux de réussite au baccalauréat. Il faut calculer "le taux attendu" selon le profil des élèves, population défavorisée ou non, le secteur de l'établissement, dans une zone en difficulté ou non. La différence entre le taux de réussite observé et le taux attendu correspond à la valeur ajoutée du lycée c'est-à-dire sa capacité à faire progresser les élèves. C'est ainsi que sont déterminés par le ministère de l'Éducation les "Ival", Indicateur de valeur ajoutée des lycées. 

Exemple d'un établissement performant : le lycée Eugène-Delacroix à Drancy en Seine-Saint-Denis. Il obtient une valeur ajoutée de +11 c'est à dire que le taux attendu était de 73 % mais le taux de réussite au bac a finalement atteint 84 %. Un succès pour ces élèves qui sont pour plus de la moitié issus de catégories sociales très défavorisées

Donner confiance aux élèves

Le maître-mot dans ce lycée, c'est bienveillance. Cela commence par un sourire le matin aux 2 000 élèves : Gilles Beck, conseiller principal d'éducation, dirige l'équipe des surveillants et explique que son équipe n'est pas là "pour fliquer les élèves" mais qu'elle a "un rôle éducatif". "Ils doivent accueillir les élèves, avoir une vraie bienveillance avec eux. Le climat s'est apaisé : depuis trois ans je suis les mêmes élèves, de la seconde à la terminale, et sur mes élèves je n'ai eu qu'un seul conseil de discipline et exclusion définitive. Nous faisons tout pour les garder dans l'établissement et les mener à la réussite". 

"J'ai eu un suivi, un encadrement. [...] Les professeurs me le répètent chaque jour, ils sont fiers du travail que je fournis et ils sont positifs"

L'un des exemple de cette réussite, c'est Emma Jacques, élève de terminale. Elle était en échec scolaire, absentéiste, elle est passée par deux autres établissements avant d'arriver au lycée Delacroix. "J'ai vu la différence", raconte-t-elle : "J'ai eu un suivi, un encadrement. On m'a vraiment poussée, pour que j'arrive aux félicitations que j'ai eu à mon premier conseil de classe. Je suis confiante pour le bac, les professeurs me le répètent chaque jour, ils sont fiers du travail que je fournis et ils sont positifs."

"Positifs", c'est visiblement le maître mot. Les professeurs donnent confiance aux élèves et forment une équipe très soudée. L'impact est indéniable selon Hélène Daviot, professeur d'histoire-géographie et éducation civique. "C'est important de leur montrer qu'on a confiance en eux. Ils voient dans notre regard que l'on pense qu'ils peuvent y arriver et ça fait vraiment la différence" ajoute-t-elle. 

En parallèle des cours, les professeurs proposent 63 projets différents : ateliers science politique, initiation à l'art oratoire, cinéma, théâtre, etc. La pédagogie de projet fait aussi partie des recettes pour faire réussir les élèves.  

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