Riche d'une histoire millénaire, la bande de Gaza tente de préserver ce qu'il reste de son patrimoine antique.

Une mosquée démolie à Gaza
Une mosquée démolie à Gaza © Getty / Dan Kitwood

Nous sommes à Gaza et vous venez d’entendre Ziad Medoukh est le directeur du département de français au sein de l'université Al Aqsa dans la bande de Gaza. Ce grand connaisseur et défenseur de la culture palestinienne confirme l'augmentation du nombre de musées privés ouverts par des particuliers dans l'enclave palestinienne. Aujourd’hui synonyme de guerre, la bande de Gaza a été une terre de passage depuis près de 4.000 ans. L'Egypte des pharaons s'étendait jusque-là, les Grecques puis les Romains s'y sont successivement installés. On trouve donc de nombreux vestiges historiques sur place mais la défense du patrimoine ne semble pas être la priorité du Hamas, le parti islamiste au pouvoir depuis bientôt 10 ans. C'est le reportage de l'envoyé spécial de RFI et France Inter dans la bande de Gaza, Nicolas Ropert.

La cave de Marwan Shewan ressemble à une caverne d'Ali Baba. Ce charpentier palestinien de Khan Younès, dans le centre de la bande de Gaza, collectionne tous les objets historiques liés à Gaza. Il en possède plus de 4.000 entreposés dans son musée personnel, rarement ouvert au public.

Là, c'est une poterie de l'époque romaine. Celle-ci date de l'époque byzantine... Il y a 35 ans alors que j'étais encore un enfant, je me souviens avoir vu une pièce de collection dans un magasin à Gaza. Ce jour là, je me suis dis que cela deviendra ma passion de récupérer le plus d'objets anciens possibles.

Marwan Shewan affirme ne pas gagner d'argent avec sa collection. Il lui est interdit de vendre des pièces par exemple. Ceux qui ne respectent pas cette règle se mettent hors-la-loi tranche Hayem al-Betar, employée du ministère du tourisme et des antiquités à Gaza contrôlé par le Hamas.

Récemment, notre ministère a renforcé sa collaboration avec le ministère de l'intérieur. Nous voulons contrôler et prévenir les fouilles clandestines. Nous avons même mis en place une cellule pour récupérer le patrimoine qui a été volé aux palestiniens par ces brigands.

Pourtant la défense du patrimoine ne semble pas être la priorité du parti islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza. Seul un musée public est ouvert à Gaza, regrette Ziad Medoukh de l'université Al Aqsa.

Malgré ces richesses historiques, à Gaza aujourd'hui 80% de la population survit grâce à l'aide

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