La juge française Catherine Marchi-Uhe doit rendre aujourd'hui à Genève un nouveau rapport (c'est le deuxième) sur les crimes de guerre commis en Syrie. Elle s'appuiera sur une grande quantité de documents, photos, témoignages, pour tenter d'inculper des responsables à Damas.

L’ex-officier syrien dit "César" (en bleu) entendu par un comité des Affaires étrangères à Washington en 2014. Ses photos ont exposé les exactions du régime syrien et permis à des familles de retrouver des proches disparus.
L’ex-officier syrien dit "César" (en bleu) entendu par un comité des Affaires étrangères à Washington en 2014. Ses photos ont exposé les exactions du régime syrien et permis à des familles de retrouver des proches disparus. © AFP / BRENDAN SMIALOWSKI

Nommée l'an dernier, la cheffe du "mécanisme d'enquête impartial et indépendant", cette nouvelle instance onusienne, a pour mission de rassembler et d'analyser les preuves de ces crimes dans l'éventualité encore lointaine de procès contre les responsables du régime syrien.

1 million de documents

Elle a dores et déjà collecté 1 million de documents, comme des photos, qui ont permis d'identifier des centaines de personnes détenues et torturées dans les prisons syriennes et dont on ignore encore aujourd'hui où elles ont été enterrées.

Leur rendre leur dignité, c'est le combat de l'Association syrienne pour les disparus et les prisonniers d'opinion, l'association des familles de César, du nom de ce membre de la police syrienne qui, avant de faire défection, a photographié les corps de milliers de victimes du régime de Bachar Al-Assad.

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