Cette biobanque est en Estonie. Elle existe depuis 20 ans, mais depuis deux ans, le gouvernement estonien accélère et affiche ses ambitions : prélever, stocker et analyser les génomes de l'ensemble de sa population pour imposer la pratique généralisée de la médecine prédictive.

Dans la première banque publique d'ADN en Estonie
Dans la première banque publique d'ADN en Estonie © Radio France / Thibault Lefèvre

Aujourd'hui, 200 000 personnes, plus d'un adulte sur cinq (900 000 adultes sur une population de 1,3 millions d'habitants, ça ne concerne pas les enfants) ont donné gratuitement leur ADN à l'Etat. Le projet a commencé à titre expérimental il y a près de 20 ans mais depuis deux ans, une technique a changé la donne : le séquençage à haut débit du génome avec désormais des tests moins chers, plus rapides et donc généralisables à l'échelle d'une population. D'autres banques d'ADN génomique privées existent : les sociétés américaine 23andMe et israélienne MyHeritage proposent à leurs clients de déterminer leur origine et vendent les données recueillies, les banques britanniques et islandaises collectent l'ADN pour améliorer la recherche sur les maladies rares. La spécificité de la banque estonienne, c'est qu'elle a pour but d'imposer d'ici trois ans la médecine prédictive et réduire par conséquent les dépenses de santé publique.

Les invités
Contact
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.