Depuis quelques semaines, des vélos en libre-service bousculent l'offre existante dans les grandes villes, Paris en tête.

A Paris, les GoBee.Bike s'installent sans vergogne sur les bornes Vélib' de la ville
A Paris, les GoBee.Bike s'installent sans vergogne sur les bornes Vélib' de la ville © Radio France / Marion Bernard

Pas de bornes, pas de stations dédiées : les vélos sont déverrouillés via une application smartphone et peuvent être déposés n'importe où après le trajet. Pour le moment seules deux entreprises asiatiques proposent leurs vélos en France, mais une dizaine d'opérateurs existent dans le monde entier.  Une concurrence qui pourrait faire de l'ombre aux acteurs existants, à commencer par Vélib.lls sont orange ou vert pomme : impossible de ne pas les remarquer sur les trottoirs de la capitale. Les vélos sont géolocalisés, seules les roues sont verrouillées. En guise de clé, votre application smartphone.

Alban Sayak est le directeur général de Obike France, une entreprise de Singapour, implantée à Paris depuis deux semaines. Seulement 600 vélos sont en circulation, il y en aura bientôt plus, car la concurrence s'annonce féroce. En un mois seulement son concurrent GobeeBike, revendique 73.000 utilisateurs et plusieurs milliers de vélos verts en île de France. Même système sans bornes, même tarifs - 50 centimes la demi-heure. C'est plus cher que le Vélib, mais moins contraignant. Pour Etienne De Montlaur, le directeur opérationnel de GobeeBike à Paris, il y a de la place pour tout le monde :

Le système de borne continuera à rassurer une partie de la population qui n'est pas forcément à l'aise avec la technologie.   

Avec 600 millions d'euros d'investissement, bientôt de nouvelles stations et des vélos électriques, Vélib espère tenir bon face à cette concurrence débridée. Mais la mairie de Paris redoute une forme de zizanie et envisage aussi de créer une redevance pour taxer ces nouveaux opérateurs.

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