Il faut préserver les mares, les rivières et autres plans d'eau, même les plus petits. A l’occasion de la journée de la Terre, coup de projecteur sur ces zones humides vitales et pourtant menacées. Elles disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Des actions de sensibilisation sont organisées dans le Lot.

La nuit des mares à Mayrinhac-Lentour dans le Lot. Observation de crapauds
La nuit des mares à Mayrinhac-Lentour dans le Lot. Observation de crapauds © Radio France / Célia Quilleret

La nuit vient tout juste de tomber au bord de la mare de Mayrinhac-Lentour, un village du nord du Lot, non loin de Rocamadour. Avec leurs bottes et leurs lampes frontales, les enfants et leurs parents cherchent des crapauds au bord de l'étang. L'animatrice de la réserve naturelle du Marais de Bonnefont, Anne-France, leur explique tout sur les animaux qui vivent dans cette zone humide et elle rentre très vite dans le vif du sujet. "Comment font-ils pour se reproduire s'il n'y a plus le lieu où ils sont nés ?", demande-t-elle. "Et bien ils disparaissent, parce qu'ils n'ont plus d'eau pour faire naître leurs petits !". Les enfants écoutent, se demandent si les animaux ne pourraient pas trouver de l'eau ailleurs et ils sont impatients de voir les petits crapauds de près.

Cette "nuit des mares" a pour but de sensibiliser le public sur la richesse de la faune qui vit dans ces zones humides, mais également sur certaines menaces. "C'est un risque majeur, la disparition des zones humides", dit-elle.   

Avec leurs lampes frontales, les enfants et leurs parents cherchent des crapauds au bord de l'étang
Avec leurs lampes frontales, les enfants et leurs parents cherchent des crapauds au bord de l'étang © Radio France / Célia Quilleret

De l'eau précieuse pour les hirondelles et les chauves-souris 

"Et il n'y a pas que les grenouilles qui sont en danger", précise Anaïs Aellen du parc naturel régional des Causses du Quercy. Les zones humides sont vitales pour 40% des espèces. "On pense moins aux autres animaux, regrette-t-elle, mais par exemple, des hirondelles ont besoin de cette eau pour fabriquer leur nid", ajoute-t-elle. Sans oublier les chauves-souris qui viennent précisément chasser au-dessus des plans d'eau. Enfin, la conservatrice du Marais de Bonnefont, Sonia Récoppe, va même plus loin pour défendre ces zones humides : "Elles rendent service pour épurer les eaux polluées, elles ont un rôle de rétention des crues et les troupeaux en dépendent également pour avoir une herbe de qualité dans les pâturages. C'est donc un vrai plus écologique et économique", conclue-t-elle. Or selon les scientifiques, l'étendue mondiale des zones humides a diminué de près de 70% au vingtième siècle.

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