Le projet de loi alimentation arrive aujourd'hui à l'Assemblée Nationale. Issu des États-Généraux de l'Alimentation, le texte vise à rétablir l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole. Il comporte aussi quelques mesures "vertes" dont une pour essayer de réduire le gaspillage alimentaire.

Un "diagnostic gaspillage" mis en place dans la loi Alimentation
Un "diagnostic gaspillage" mis en place dans la loi Alimentation © Getty / Steve Debenport

La loi pourrait imposer la mise en place d'un "diagnostic gaspillage" dans tous les établissements de restauration collective. Diagnostic déjà fait en 2016 dans la cantine du groupe scolaire La Roseraie-Jacqueline de Chambrun à Saint-Denis.

Pendant deux semaines, tous les restes des assiettes sont passés sur la balance. Résultat: beaucoup de gâchis se souvient Anne Lafalaise, la directrice de la restauration pour la ville de Saint-Denis : "on a évalué le gaspillage alimentaire moyen à 139 grammes par enfant et par jour, ce qui représente à l'échelle de la ville plus d'une tonne de déchets de l'assiette des enfants".

Alors depuis, on a changé de système, ici. Avant, tout le monde avait la même quantité dans l'assiette. Maintenant, un système de "grande faim/petite faim" permet de limiter le gâchis. "Qand ils nous disent petite faim, on leur en donne un petit peu" précise Farida, qui sert les plats chauds.

Visiblement le dispositif fonctionne : le gaspillage diminue en moyenne de 35% à Saint-Denis selon la ville. Et tout le monde y gagne assure le maire Laurent Russier : "cela représente 50 000 euros économisés par an, et cet argent nous permet de développer le bio, de favoriser les repas végétarien". En place dans 12 des 38 écoles de St Denis, les dispositifs de lutte contre le gaspillage alimentaire doivent être petit à petit généralisés à l'ensemble de la ville.

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