Depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris, les commerçants du quartier n'ont jamais vendu autant de porte-clés, figurines et photos représentant la cathédrale avec son toit et la flèche de Viollet-le-Duc, détruits par les flammes.

T-shirt en vente dans une boutique aux abords de Notre-Dame
T-shirt en vente dans une boutique aux abords de Notre-Dame © Radio France / Yann Gallic

Au sommet de Notre-Dame, des ouvriers continuent à consolider l'édifice. Sous le regard des nombreux touristes de passage et des parisiens, comme Stéphane, venus constater les dégâts: "C'est une manière de rendre hommage à cette cathédrale qui représente le coeur de notre pays et notre culture".

Un "emballement"

Franck Gosselin est propriétaire d'une boutique de souvenirs sur l'île Saint-Louis, à deux pas de Notre-Dame. Depuis une semaine, il a triplé ses ventes. Les cartes postales et les photos panoramiques de la cathédrale avec son toit et sa flèche sont quasiment en rupture de stock. Franck Gosselin ne vend que des objets fabriqués en France. Des créations originales comme ce T-shirt spécialement conçu après l'incendie, sur lequel est imprimé la façade de la cathédrale avec l'inscription "Rebâtissons ensemble". Des T-shirts vendus 17,5 euros dont 5 euros reversés à la Fondation du patrimoine : "On s’est dit qu’il fallait faire quelques chose pour Notre-Dame. Nous, on ne peut pas donner des sommes astronomiques comme les Arnault et Pinault donc c’est un peu notre quote-part".

Même s'ils profitent pour l'instant de cette ferveur autour de Notre-Dame, certains commerçants commencent à s'inquiéter pour l'avenir. Car la reconstruction risque d'avoir des conséquences sur la fréquentation touristique de la cathédrale qui attirait jusqu'à présent près de 14 millions de visiteurs chaque année.

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