Alors que les applications pour détecter les produits nocifs dans la nourriture se multiplient, pour les cosmétiques, il semble beaucoup plus compliqué de savoir quelles substances il faut éviter et comment s'y prendre.

Il y a quelques mois l'UFC que Choisir a lancé l'application gratuite "QuelCosmétic"
Il y a quelques mois l'UFC que Choisir a lancé l'application gratuite "QuelCosmétic" © Radio France / Valeria Emanuele

Il y a quelques mois l'UFC que Choisir a lancé "QuelCosmétic", une application gratuite déjà téléchargée 800 000 fois. Face à son succès, l'application vient d'ailleurs il y a quelques jours d'être modernisée. 

Mais dans la jungle des rouges à lèvres, crèmes hydratantes ou masques de beauté difficile de comprendre où se cachent les substances les plus dangereuses

"J'essaie de faire plus attention"

Caroline utilise quotidiennement ses produits de beauté : gommage, maquillage, soins de la peau, et elle essaie d'être la plus vigilante possible sur ce qu'elle achète : "Quand on est accro à une marque on fait un petit peu moins gaffe, mais avec tout ce qu'on entend effectivement j'essaye de faire un peu plus attention maintenant. On entend beaucoup parler de produits cancérigènes, beaucoup de produits donc on ne connaît pas le forcément la traçabilité non plus : on ne sait pas d'où ça vient, on ne sait pas forcément comment c'est fait... mais c'est très difficile aussi de lire les étiquettes et de savoir vraiment ce qu'il y a dedans."

Lucile, elle, est un peu moins regardante lorsqu'elle fait ses courses : "Je regarde juste les composants, je vérifie qu'il n'y ait pas de peroxi-éthanol, après le reste… Je ne retiens pas les noms des composants dangereux."

Les noms complexes, pas forcément les plus nocifs

Et pourtant, ce ne sont pas forcément les noms plus complexes qui sont les plus nocifs. Laurence Coiffard est professeur de cosmétologie à l'université de Nantes : " Il y a par exemple certains produits qui renferment du formol. Le formol c'est une substance irritante, une substance allergisante et c'est une substance qui est cancérigène par inhalation. C'est à dire si on respire un produit qui en renferme. Il y a des produits qui renferment de l'alcool, l'alcool est desséchant et il favorise la pénétration d'autres ingrédients au niveau de la peau. C'est évident qu'il y aurait sûrement intérêt à faire un petit peu de ménage et à éviter certaines substances qui sont encore autorisées."

Et de son côté, la fédération des entreprises de la beauté se défend. Elle estime que les applications comme QuelCosmetic peuvent manquer de rigueur.

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