Le Tour cycliste du Rwanda, devenu cette année une épreuve importante du calendrier international avec des équipes de renom, a débuté ce week-end dans une ferveur populaire incroyable. Mais c’est bien plus qu'une course pour le pays qui veut changer son image, marquée par le génocide de 1994.

Le Tour cycliste du Rwanda : un incroyable engouement populaire le long des routes
Le Tour cycliste du Rwanda : un incroyable engouement populaire le long des routes © Radio France / Jérôme Val

Le Rwanda aime sa course et le montre avec ferveur le long des routes. "Nous sommes ici pour participer au tour du Rwanda et il y a beaucoup de gens, comme tu le vois." Des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants sur le pas de leur porte, juchés sur des talus ou debout depuis des heures pour attendre le passage des coureurs. 

À Kigali, la capitale, ou dans des villages modestes comme Rwamagana dans l’Est du pays, c'est la même image : une foule colorée et souriante. "C'est l’événement le plus important, c'est la fête, c'est la fête, ici on aime le vélo." dit ce spectateur. Un enthousiasme qui surprend même les professionnels comme Andy Flickinger, le directeur sportif de la formation française de Delko Marseille : "C'est magnifique, on voit que tout le monde est concerné donc c'est vraiment une belle course. J'avais hâte de venir pour voir ça et j'ai hâte de voir toute la semaine."

Les Rwandais attendent des heures le passage de la course
Les Rwandais attendent des heures le passage de la course © Radio France / Jérôme Val

C’est tout un pays qui descend dans la rue pour acclamer les coureurs

Difficile d’évaluer le nombre de personnes, mais on estime qu’en proportion de la population du pays : 12 millions d’habitants, la fréquentation est plus importante que sur le Tour de France, comme le confirme Olivier Grandjean, le coordinateur général du Tour du Rwanda : "On a autant de public, voire plus dans certains endroits, que sur le Tour de France. On nous disait pendant un moment qu'il avait 3 millions de spectateurs sur l'ensemble des huit jours. C'est peut-être un petit peu exagéré, mais je pense qu'on est pas loin au moins de 2 millions, 2 millions et demi. Sur certaines étapes, il y a vraiment vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de monde." Et ça, le gouvernement rwandais l’a bien compris.

C’est tout un pays qui descend dans la rue pour acclamer les coureurs
C’est tout un pays qui descend dans la rue pour acclamer les coureurs © Radio France / Jérôme Val

Un tour aux multiples bénéfices 

Officiellement, c’est le Rwanda l’organisateur de la course, une épreuve qui doit servir à changer l’image d’un pays encore marqué par le génocide de 1994 qui avait fait 800 000 morts. Aimable Bayingana est le président de la fédération rwandaise de cyclisme : "C'est une occasion aussi de faire connaître le Rwanda. Comme vous le savez le Rwanda n'a pas toujours eu une bonne image, depuis 25 ans qu'on commémore le génocide perpétré contre les Tutsis, donc je pense que c'est une occasion aussi de faire parler du Rwanda dans le bon sens."

Le Tour du Rwanda est devenu un événement incontournable dans un pays où l’équipe nationale de football ne brille pas par ses performances. 

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