La tête de pont du trafic d'êtres humains découvert dans le golfe du Bengale ces dernières semaines se trouve au Baglandesh, à la frontière avec la Birmanie où vivent plus de 400 000 sans papiers, les Rohingas, une ethnie encore plus pauvres que la population locale qui comprend les recruteurs de main d'oeuvre pour les chantiers de construction en Malaisie.Cette migration par bateau qui existe depuis des années a été une source de revenus d'abord pour les villageois mais elle est passée entre les mains d'un réseau criminel dont on découvre les traces à la frontiere entre la Thaïlande et la Malaisie. Certains boat people sont morts en mer ou étouffés dans des pick ups, d'autres ont été battus à mort dans des camps de rétention en Malaisie. Au Bangladesh dans le village de Shamlapur, un père de 12 enfants vient de recevoir les photos d'identification du corps de son fils parti il y a 5 mois contre son gré et retrouvé mort le 24 mars en territoire de Malaisie, tout près de la frontiere thaïlandaise.

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