Depuis l'automne dernier, les enseignants volontaires peuvent participer à l'opération "Permis internet", pour avertir les élèves de CM2 des risques du web. Une opération menée par la gendarmerie nationale... avec le soutien financier de l'assureur Axa. Plusieurs syndicats d'inspecteurs de l'Education nationale montent au créneau.

Les syndicats d'inspecteurs reprochent à Axa d'avoir financé les plaquettes remises à tous les élèves à l'issue de cette formation. Des plaquettes sur lesquelles, forcément, figure le logo de l'assureur.

Paul Devin, secrétaire général du syndicat des personnels d'inspection FSU :

Un tel projet est contraire au principe fondamental de neutralité.

Une critique injustifiée aux yeux d'Axa Prévention, une association qui dépend d'Axa. Il n'est pas question, selon elle, de faire de la publicité dans les écoles. Elle rappele par ailleurs que les opérations "Permis piéton" et "Permis cycliste" sont, elles aussi, financées depuis de nombreuses années par d'autres assureurs (Generali et la Maif).

Céline Soubranne, secrétaire générale d'Axa Prévention :

Il n'y a aucun objectif commercial dans cette opération.

Même étonnement du côté de ceux qui dispensent cette formation auprès des élèves, les gendarmes. Le lieutenant-Colonel Gwendal Durand, du service d'information de la gendarmerie avoue qu'en période d'économies l'argent public seul n'aurait "pas permis de financer cette opération".Au total, Axa dépense dans cette opération 300.000 euros par an. L'assureur fournit les kits pédagogiques pour les enseignants et les livrets pour les enfants.

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