Comment faire pour éviter la saturation des transports en commun ? Une question à laquelle des milliers de citadins aimeraient avoir une réponse. Dans le quartier de la Défense à Paris, une quinzaine d'entreprises se lancent dans une expérimentation pour désengorger métros et bus aux heures de pointe.

Couloirs de métro parisien
Couloirs de métro parisien © Radio France / Béatrice Dugué

Métros bondés, bus pleins à craquer ; chaque jour, les transports en communs sont saturés en direction des gros pôles d'attractivité des villes. Alors, comment éviter la saturation ? Questions à laquelle des milliers citadins aimeraient une réponse. 

Modestement, une quinzaine de grandes entreprises (Allianz, Axa, EDF, Engie, EY, Indigo, In'li, Les Quatre Temps, Primagaz, RTE, Saint-Gobain, Société Générale et Total) parmi les gros employeurs du quartier de la Défense à Paris participent depuis mercredi à une expérimentation d'un an. Elles vont tester le lissage des horaires de leurs salariés, le développement du télétravail, ou encore l'utilisation ponctuelle de locaux annexes

Car le constat est frappant : les déplacements urbains ont augmenté de 17 % en 10 ans, soit, en 2017, huit millions et demi de personnes par jour dans les transports en commun. C'est 3,5 % de plus qu'en 2016. Les lignes de métro 13, 9 et 7 qui traversent Paris, sont remplies à 95 % au plus fort du matin. En dehors des heures de pointe, les rames sont moitié vide.

Entre 35 et 50 000 employés concernés

Au total, cette expérimentation, lancée par la Région Île-de-France, Île-de-France Mobilités, la RATP, SNCF Transilien, et l'établissement public Paris-La Défense, concerne potentiellement entre 35 et 50 000 employés. L'objectif est de réduire de 5 à 10 % le nombre de voyageurs aux heures de pointe.

Un dispositif qui intéresse Margaret, l'une des 180.000 salariés de la Défense : ”On est serrés comme des sardines, je peux laisser passer entre deux ou trois RER et métros le matin. On part de chez nous cool et on arrive énervés“ s'agace-t-elle. De toute façon, c'est la même chose si elle rentre après 18h : les mardis et les jeudis sont particulièrement chargés. Margaret fait donc partie de ces 85 % d'employés de la Défense qui utilisent métro, bus, RER, tram...

Assouplissement des horaires

La proportion est la même chez Allianz, où l'on compte 5 500 collaborateurs sur le site. Tous arrivent entre 8 heures et 9 heures et demie, heures de pointe donc. En conséquence groupe d'assurance va assouplir les horaires de travail mais pas seulement. “Les personnes peuvent arriver jusqu'a 10 heures du matin. Des visio-conférences sont mises en place et des populations nomades travaillent sur d'autres sites et ne sont pas obligées de venir jusqu'à la Défense”

Ces contraintes de trajet, Mathias Pattein les vit depuis 20 ans, quasiment tous les jours. Forcément le projet intéresse ce responsable chez Allianz, qui habite dans l'Est parisien : “Oui !Il faut essayer. J'ai un fils est au collège et qui commence plus tôt le matin. Je vais tenter de partir plus tôt et d'essayer de faire du télé-travail”. 

Du matériel pour travailler chez soi

Travailler à Allianz permet aussi de vulgariser les ordinateurs portables. L'assureur pense étendre aussi le travail à domicile à ses télé-conseillers. Un maximum de solutions techniques pour au bout du compte faire baisser une part du stress des collaborateurs. Au final, l'objectif : réduire la fréquentation de 5 à 10 % aux heures surchargées, c'est – par exemple – l'équivalent d'une demie jusqu'à une rame de métro. 

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