Quelle politique écologiste désormais dans le quinquennat d'Emmanuel Macron ? Après la démission de Nicolas Hulot, les associations vont devoir retisser des liens avec le futur cabinet d'un ou d'une futur.e ministre.

Aux amis de la Terre, les militants ne sont pas surpris de la démission de Nicolas Hulot
Aux amis de la Terre, les militants ne sont pas surpris de la démission de Nicolas Hulot © AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

C'était mardi matin, en direct sur France Inter. Nicolas Hulot a expliqué qu'il se sentait seul, que la mobilisation n'était pas à la hauteur de l'urgence de la situation. Qu'en pensent les militants de la cause climatique, les acteurs de terrain ? 

Delphine Evenou a rencontré Les Amis de la Terre à Montreuil. Dans leurs locaux, les mails continuent d'être envoyés, les coups de fils d'être passés, les militants d'être débriefés. Hier matin, le café a été un peu dur à avaler en écoutant la radio.

La loi sur la fin des hydrocarbures, amendée de dérogations, la reconversion de la raffinerie de la Mède dans les Bouches-de-Rhône, mais avec importation par Total de cette huile de palme qui déforeste, le glyphosate, les perturbateurs endocriniens, le nucléaire, les états généraux de l'alimentation : Nicolas Hulot a gagné quelques batailles mais aucune guerre, selon les Amis de la Terre, qui dénoncent, eux aussi, le poids des lobbys.

Avec le départ du médiatique et populaire ministre, c'est tout un réseau à reconstruire avec le futur cabinet. Depuis le mois de juin, avec d'autres associations, les Amis de la Terre font un tour de France pour sensibiliser les citoyens sur les questions climatiques. Ce tour Alternatiba se terminera le 7 octobre à la veille d'une journée bien plus cruciale pour les militants que celle où Nicolas Hulot a démissionné : la remise du dernier rapport du GIEC, chiffré et documenté, sur l'impuissance de nos politiques.

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