une église au Pays basque
une église au Pays basque © CC Bernard Blanc

Investir dans la pierre, oui, mais pas n'importe laquelle ! Depuis quelques années, une clientèle de passionnés rachète, à la campagne, des églises vouées à l'abandon ou à la démolition.

Beaucoup de diocèses manquent d'argent pour assurer les travaux de toiture, d'électricité ou de chauffage. L'immobilier religieux est un marché encore balbutiant et compliqué. Mais il est prometteur. "Eglise de 1937 à vendre, en Meurthe-et-Moselle, architecture industrielle unique, 500 mètres carrés habitables, 250 000 euros." Ce genre d’annonces, Patrice Besse en propose une vingtaine dans son agence parisienne. Les fidèles se font rares, le denier du culte aussi, alors de plus en plus de diocèses doivent vendre leurs biens.

Jusqu'à 400 000 euros pour une église

Avec des prix oscillant entre 100 000 et 400 000 euros, l’immobilier religieux est un marché porteur. Le problème, c’est la transformation du lieu. Patrice Besse choisit uniquement des projets culturels. Il veut que les bâtiments restent ouverts au public. Mais pour Maxime Cumunel, de l’Observatoire du patrimoine religieux, la pérennité des édifices n’est pas garantie avec les particuliers.Ce qui inquiète aussi l’association, c’est l’avenir des églises dans les zones peu touristiques, avec à la clé, le risque de grandes inégalités territoriales. D’après les calculs de l’Observatoire, d’ici 2030, 10 000 lieux de culte pourraient être vendus ou abandonnés. Parmi eux, une part croissante de couvents et de monastères, à cause du déclin des ordres religieux.

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