Après un nouveau séjour à l’hôpital le mois dernier, le fondateur du FN a repris l’écriture de ses mémoires. Lui qui est toujours député européen, aimerait bien être sur la liste de sa fille lors du prochain scrutin. A 90 ans, il veut encore rester dans la lumière, il nous a accueillis chez lui, à Rueil-Malmaison.

Au printemps prochain, Jean-Marie Le Pen espère publier ses mémoires
Au printemps prochain, Jean-Marie Le Pen espère publier ses mémoires © Radio France / Maxence Lambrecq

Installé dans son canapé, face à ces deux lévriers, Jean-Marie Le Pen semble un peu fatigué, mais une fois le micro allumé il se met à chanter : "Je vais retrouver mon pays, je vais retrouver ma patrie, je vais retrouver mes amis pour moi, la vie va commencer !"

Un air de Johnny pour marquer les esprits et prouver qu’il peut encore participer aux prochaines élections européennes. "Je suis candidat. D’abord, je suis très lié à l’institution européenne puisqu’elle m’a escroqué de 320 000 euros."

Drôle d’argument pour lancer sa campagne. Sa fille lui a, de toute façon, déjà dit "Non", alors, il se concentre sur l’écriture du tome deux de ses mémoires  et se plonge dans les archives, en ce moment celles d’avril 2002. 

L’effigie de Jean-Marie Le Pen est brûlée en ce moment, place de la Bastille

"Je ne me suis pas aperçu de tout ce qui se passait dans la presse, à la radio, à la télévision, de la vague haineuse. Inexplicable, tout de même, parce que j’étais un adversaire, mais je n’étais pas l’ennemi numéro un de la Nation, quand même !" note Jean-Marie Le Pen.

Dans son livre, ni regrets, ni remords. Au contraire il s’apprête à justifier plusieurs de ses vieux dérapages. À 90 ans, son discours n’a pas changé il continue de suivre de l’actualité et de s’en amuser : "On limite à 80, moi je suis passé à 90 (rires) il faut dire que je risque d’être sanctionné. Le plus tard possible j’espère. Actuellement, je fatigue car je suis sous un traitement antibiotique et ça c’est assez fatiguant mais pour le reste, non, j’espère quand le traitement va s’arrêter, je vais reprendre du poil de la bête. Et comme dit l’Évangile 'Vous ne connaîtrez ni le jour, ni l’heure', par conséquent personne ne peut se sentir à l’abri, ni se dire 'Je mourrais après Le Pen' (rires)".

Au printemps prochain, il espère publier ses mémoires Elles auront pour sous-titre "Le tribun du peuple" et non "Le diable de la République".

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