Au moins 200 bébés en sont victimes chaque année et une quarantaine en décèdent.

Les autres gardent des séquelles souvent irréparables : lésions du cerveau qui entraînent des déficiences intellectuelles, paralysie, cécité, épilepsie, troubles du comportement.

Ce syndrome concerne des bébés de moins d'un an, souvent moins de six mois, les plus fragiles. Le secouement est pratiqué par une personne (parent, plus souvent le père, nourrice) qui ne supporte plus les pleurs de l'enfant et le secoue d'une manière très violente.

Tous les milieux socio-économiques sont touchés

Les nouvelles recommandations concernent à la fois le diagnostic, comment l'établir précisément, mais contiennent aussi des messages à l'encontre de tous ceux qui ont en charge des bébés, sur les comportements à adopter.

Dans le cadre de ces recommandations, une journée entière est consacrée à une information sur ce sujet au ministère de la santé.

Pour ne pas passer à côté de cette maltraitance, la Haute autorité de santé insiste, entre autres, dans ses recommandations sur la formation des médecins: poser le bon diagnostic, le Docteur Anne Laurent-Vannier a présidé ce groupe de travail :

On ne peut pas confondre les lésions liées au secouement avec des chocs liés à une chute ou au jeu. C'est un hématome sous dural, avec du sang entre le cerveau et la méninge dure mère. Cet hématome s'étend à la périphérie du cerveau, comme lors des cas d'accidents de la voie publique.

Parmi les recommandations aux parents et nourrices, ces conseils :

  • Si vous ne supportez plus les pleurs du bébé couchez le sur le dos, dans son lit il ne craint rien
  • Sortez de la pièce
  • Faites vous aider
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.