Comment aider des malades à retrouver une activité physique pour éliminer les toxines de la chimiothérapie. Comment solliciter des muscles après des interventions chirurgicales invalidantes. La fédération française de gymnastique volontaire propose des cours gratuits dédiés aux patients qui ont un cancer.

Cours de Gym après cancer à la maison des sports de Mennecy dans l'Essonne
Cours de Gym après cancer à la maison des sports de Mennecy dans l'Essonne © Radio France / Cécilia Arbona

Elles n'ont pas le même âge, ni la même corpulence, ni la même force musculaire, mais une chose les réunit : c'est la maladie.

Elle s'appelle Anne : "La gym fait partie des actions qui permettent de se rééduquer en plus du kiné".
Jacqueline : "J'ai eu la publicité à l'Institut Curie, d'ailleurs c'était une récidive du cancer du sein." Ghislaine : "Quand on a traversé cette maladie avec tous les soins qu'on subit, on a envie de vivre !"
Myriam : "On oublie de le dire mais on a des gros problèmes de coordination, le cerveau, je ne sais pas pour quelle raison, mais il est assez atteint, et même au niveau de la mémoire parfois on a de petits soucis."     "Par rapport à notre corps qui a été charcuté avec les opérations et tout ça, me plier pour passer un balai ce n'était pas possible".

Sous les tee-shirts, sous les collants de danse, ces femmes meurtries par le cancer ont des cicatrices sur la poitrine, le ventre, les hanches. Et puis il y a également ces traces invisibles, celles que par pudeur on ne livre pas : "Au niveau du traitement on a des choses qui sont un peu intimes. Malheureusement il y a des conjoints qui ont tellement peur de nous perdre que si on leur dit certaines choses ils vont se dire :'elle ne va pas bien' où alors 'elle est fichue'. On se dit 'on est entre nous' ça nous a rapprochés."

Ces séances sont des "passerelles" entre la convalescence et la pratique d'une discipline autonome ou en club

Leur professeur Isabelle Grange explique que "c'est comme un sas qui va leur permettre de reprendre confiance en elles et en leur capacités, mais c'est vrai que ce cours là est solidaire, c'est-à-dire que on n'est pas là à vouloir augmenter le nombre de participants pour des raisons économiques, on voudrait qu'il y ait le plus de participants possible, mais pour leur bien-être." 

Les plus en forme ont eu le cran de se présenter à la porte d'un club et de prendre une licence. "Depuis un an et demi je fais de l'aviron à Draveil c'est un sport qui est très complet et qui est très doux"
"Moi je fais même du vélo : 4 à,5 km tous les jours, parce que je me dis 'puisque tu en es capable, vas-y'."  

Pour tenter de reprendre le pouvoir sur un corps meurtri qu'elles apprivoisent à leur rythme.

► Pour savoir où pratiquer la "gym après cancer

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