Comme chaque lundi ce Grand Bien Vous Fasse débute avec toutes vos questions sur le Covid et le dé-confinement. Il sera dans cette première heure également de télétravail, de SpaceX et d'endométriose.

Comment le télétravail a-t-il changé notre perception du travail ?
Comment le télétravail a-t-il changé notre perception du travail ? © Getty / twomeows

Les indicateurs sont au vert. Le Bulletin épidémiologique de santé publique France nous dit effectivement que le nombre d'hospitalisations diminue et que la circulation du virus est au plus bas aujourd'hui. Ce bulletin met cependant en évidence deux notions importantes soulignées par le professeur Vincent Maréchal :

  • Le virus circule toujours. Depuis le dé-confinement. Il y a environ 109 Closter, 109 groupes de transmission qui ont été identifiés sur le territoire.  
  • La réduction des mesures d'hygiène, des mesures de distanciation surtout, qui est assez sensible avec un port du masque en public qui augmente. Ça, c'est plutôt très positif, mais aussi un certain incivisme. 

Je vois beaucoup de masques laissés à l'abandon dans la rue. Il va falloir faire un peu de rappel sur les bonnes façons de porter le masque, mais aussi de s'en débarrasser. 

Quant à l'éventuelle saisonnalité de l'épidémie : _"_Ce qu'on voit de façon très claire, c'est l'effet du confinement, affirme Vincent Maréchal. Aujourd'hui, c'est l'effet des mesures, barrière qui est quand même tout à fait remarquable. De là à dire que c'est le changement météorologique qui en est responsable, c'est un peu difficile. Ce que l'on redoute, c'est une circulation à bas bruit durant l'été et éventuellement une reprise lorsque le temps sera plus favorable. Un temps froid sec, le temps automnal. Et puis le temps hivernal qui risque d'augmenter le confinement et qui va favoriser probablement les transmissions si les gestes barrières ne sont plus en place. 

Les questions des auditeurs

Avec :

  • Baptiste Beaulieu, médecin généraliste , coordinateur d'un centre dédié au Covid-19 à Toulouse
  • Vincent Maréchal, professeur de virologie à La Sorbonne 
  • Sylvie Chokron, neuropsychologue 

La prudence avec les anti-inflammatoires était elle toujours de mise? Les craintes ont elles été confirmées? 

Baptiste Beaulieu : Par principe de précaution, même si les dernières études sont plutôt rassurantes. Je dis aux gens de prendre du Doliprane et d'évitez les anti-inflammatoires. Tant que l'on n'en sait pas vraiment plus, même si, encore une fois, des études ont plutôt tendance à dédouaner les effets indésirables qu'on avait imputé aux anti-inflammatoires.  

Peut on être négatif au test sérologique alors que le test PCR était positif? 

Vincent Maréchal : Lorsque vous avez un test PCR positif, en général, le virus est présent, il est actif. Mais, vous n'avez pas encore nécessairement développé des anticorps. On sait qu'entre le moment de l'infection et l'apparition des anticorps il va s'écouler 1, 2 à 3 semaines éventuellement. Donc, il est possible effectivement, selon la distance de l'infection primaire, de ne pas encore avoir d'anticorps alors que la PCR a été positive quelques semaines auparavant. 

Pourquoi les symptômes du COVID 19 peuvent-ils réapparaître alors que l'on se croyait guéri ?

Baptiste Beaulieu : Je l'ai constaté au cabinet médical, il y a certains patients qui se plaignent d'une fatigue persistante avec parfois des difficultés respiratoires.Les personnes qui ont été atteintes racontent combien le virus est épuisant psychologiquement. Il a tendance à vous abattre en quelques heures, vous laisser tranquilles quelques jours, puis revenir encore plus fort, puis s'en aller quelques jours et revenir de nouveau. Et toutes les personnes atteintes décrivent vraiment un épuisement psychologique lié à cet état de va et vient permanent.  

Vincent Maréchal : Les exemples de ces infections qui ont l'air de traîner avec des phases qui sont parfois très aiguës, puis calmes, puis à nouveau aiguës, ça a été très bien décrit dans le Covid 19 dès le début de la maladie. Alors ça, ça s'est vu dans d'autres infections : Le chikungunya, c'est connu aussi pour la mononucléose infectieuse. On sait qu'on peut avoir des syndromes qu'on appelle des syndrome de fatigue chronique à distance plusieurs semaines, plusieurs mois après la maladie virale. 

Où en sommes nous de l'immunité des ex malades qui sont guéris?

Vincent Maréchal : Ce qui est de plus en plus clair, c'est que les gens qui ont été infectés, qui ont fait une infection symptomatique ou asymptomatique, avec signes cliniques ou sans signes cliniques, développent des anticorps et ces anticorps, selon toute vraisemblance, sont neutralisant. Donc ça, c'est tout à fait tout à fait rassurant. Les données s'accumulent. Il y a une enquête qui vient d'être publiée par l'Institut Pasteur, qui montrent effectivement que ces anticorps neutralisant apparaissent quasiment dans la totalité des cas. C'est tout à fait rassurant. 

La Chronique Alors là : Baptiste Beaulieu

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