La navigatrice et présidente de la branche française du WWF, Isabelle Autissier - des nuggets de poulet et tarte tatin façon Grégory Cohen - un roman méconnu de Robert Louis Stevenson - et un peu d'air frais avec… l'histoire de la gourmandise !

La navigatrice Isabelle Autissier
La navigatrice Isabelle Autissier © Getty / Eric Fougere/VIP Images/Corbis

Dans la seconde partie de l’émission, nous recevons une personnalité qui porte un regard singulier sur notre société confinée.

La personnalité du jour : Isabelle Autissier

Ce matin : la navigatrice et présidente  de la branche française du WWF, Isabelle Autissier. 

Extraits :

Si on vit mal la solitude : ne surtout pas commencer à compter le temps, mais s'autoriser à faire ce qu'on n'a jamais osé faire : de la musique, écrire, parler aux voisins d'en face..."

"Ce moment où la nature reprend ses droits nous prouve que c'est possible de faire mieux."

"Il y a quand même de mauvaises nouvelles : on me dit que l'orpaillage illégal redémarre en Guyane." 

"On ne peut pas recommencer comme avant".

"Après la crise, on peut peut- être penser à lutter plus contre le commerce illégal des animaux."

"Il y a de bons côtés dans le confinement : quand on navigue en solitaire, ce sont les autre qui vous manquent le plus, et là, on voit des choses magnifiques : des concerts aux fenêtres... et là on voit qu'on ne s'en sort qu'en étant ensemble."

Une remise en cause de l'avortement : nos demandes, par Giulia Foïs

Giulia Foïs : "Il y a une tribune dans le monde sortie mardi, signée par une centaine de personnalités issues de politiques du monde culturel, associatif et impulsées par des médias et des gynécos. Elle nous alerte sur ce qu'il se passe depuis le début du confinement. [..] En matière d'avortement, il y a le manque de moyens, et les opérations non urgentes qui sont repoussées, et à cause de l'épidémie, vous avez des femmes qui souhaiteraient avorter, mais qui ont peur, par ailleurs de se rendre à l'hôpital. 

Tout ça, c'est que au bout du bout du bout, ce qu'on entrevoit comme risques, c'est que le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps et donc à avorter, soit largement remis en question.

Il y avait déjà une inégalité territoriale qui, ce qui est en train de se révéler, c'est que vous avez 50 d'hôpitaux et de centres de planification qui ne sont plus en mesure d'assurer des IVG. J'ai donc cette tribune en tête demandent un assouplissement des règles. 

Le temps du confinement, tant que ces circonstances sont exceptionnelles, d'allonger les délais, de favoriser par exemple, le recours à l'IVG médicamenteuse, donc l'avortement à domicile et de passer de 7 à 9 semaines d'aménorrhée, de permettre aux mineurs qui doivent faire deux consultations avant de pouvoir. [...] Et puis, la Tribune demande enfin à ce que le délai de l'IVG lui-même soit porté de 12 à 14 semaines. Ce qu'il se passe en temps normal, quand on est hors délais, parce que cela arrive, on passe à l'étranger avec des frontières fermées. Là, on ne pourra pas passer à l'étranger, on demande juste cet assouplissement-là. 

C'est la même demande qui avait été faite par la sénatrice PS Laurence Rossignol la semaine dernière. Il y a deux semaines, quand on votait cette grande loi cadre sur les conditions sanitaires dans lesquelles on vit aujourd'hui. 

L'amendement a été rejeté, rejeté au motif qu'on ne modifie pas la loi comme ça. 

Or on modifie bien le Code du travail comme ça !

[...] Je ne peux pas m'empêcher de vous citer les paroles de Simone de Beauvoir qui sont bien connues, mais peut être pas de tout le monde, et qui résonne tout particulièrement en ce moment : 

N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieux pour que les droits des femmes soient remis en question."

La pause cuisine

Nous prendrons également le temps de cuisiner maison avec Grégory Cohen : au menu nuggets de poulet et tarte tatin à sa façon. 

Le temps de lire

Le Maître de Ballentrae, avec Christilla Pellé-Douël qui vous conseille ce roman méconnu de Robert Louis Stevenson. "Dans ce livre, il y a tous les thèmes chers à Stevenson : l'aventure, l'amour, les voyages, la question du bien et du mal, la relation ambivalente, le mystère, le double... C'est un romancier extraordinaire, chez lui, jamais rien n'est blanc ou noir, tout est nuancé. Et cette histoire de rivalité entre les frères, c'est vraiment absolument extraordinaire."

Un peu d'air frais  : le plaisir de la gourmandise

La gourmandise commence là où la bouffe s'arrête, quand l'estomac s'arrête de crier.

En fin d’émission, un peu d’air frais avec le plaisir de la gourmandise en compagnie de l’historien Florent Quellier qui raconte l’histoire de ce péché capital, avec l’écrivain Grégoire Polet, auteur de Petit éloge de la gourmandise, publié en collection Folio 2 €.

Quel gourmand êtes-vous ? 01 45 24 7000

Répondeur #Maviedeconfiné 01 56 40 68 68

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