Comme si ce moment de la vie féminine vous faisait pénétrer dans une autre dimension. Etre qualifiée de ménopausée… Une étiquette souvent mal ressentie, et qui plonge beaucoup trop de femmes dans un certain désarroi, un malaise diffus, une honte plus ou moins sourde.

Ménopause et pré-ménopause
Ménopause et pré-ménopause © Getty / Nadia Richie Studio

Comme si les femmes ménopausées étaient devenues périmées, défectueuses, comme si ce moment de la vie féminine vous faisait pénétrer dans une autre dimension.

Et que dire de la préménopause ? Cette période plus ou moins longue, fréquemment mal vécue, avec anxiété et incompréhension.

Rappelons tout de même que dans certaines sociétés, dites traditionnelles, la ménopause devient un moment d’accroissement des possibles et des pouvoirs, nous confirmera l’une de nos invités. Chez les Baruyas de Nouvelle-Guinée, par exemple, la cessation des menstruations confère aux femmes "des libertés de parole et d’action que les femmes en âge de procréer ne peuvent pas s’arroger", nous rappelle l’anthropologue Maurice Godelier.

Et si vous aussi, vous repreniez le pouvoir et refusiez d’être étiquetée ? Halte ce matin aux tabous de la ménopause et de la pré-ménopause !

  • Comment atténuer certains désagréments ?
  • Quid des traitements hormonaux, des solutions naturelles ?
  • Comment bien aborder ce bouleversement physique et psychique ? 
  • Comment transformer cette étape importante en nouveau départ ? 

À l'antenne

Ali Rebeihi reçoit :

  • Marie Veluire, gynécologue et sexologue
  • Danielle Hassoun, gynécologue
  • Cécile Charlap, sociologue, la fabrique de la ménopause (CNRS édition) 
  • Tel : Caroline Gayet, diététicienne, nutritionniste, phytothérapeute

Extraits de l'émission

Nous ne sommes pas toutes égales face à la ménopause. Mais ça va plus loin que les symptômes physiologiques comme l'explique Cécile Charlap dans La fabrique de la ménopause (CNRS édition).

Selon les époques et les sociétés, la ménopause peut être pensée, ou pas, et différemment.

Ainsi, au Japon, le mot n'existe que depuis 1996. Avant cela, le fait de prendre comme particulièrement signifiant l'arrêt des règles et de la fertilité ne faisait tout simplement pas partie du langage et du monde.

Dans certaines sociétés traditionnelles, on peut voir la ménopause comme un accroissement des possibles. Ainsi les femmes qui ne sont plus menstruées peuvent accéder à des fonctions de pouvoir, politiques ou religieuses.

Pour la femme occidentale, les facteurs sociaux tels que l'âge, le conjoint, le rapport au médecin ou encore le milieu social jouent énormément dans l'expérience de la ménopause et sa manifestation corporelle.

"Depuis 20 ans les femmes vivent plus sereinement ce bouleversement" précise Marie Veluire :

Il y a 20 ans, la ménopause était quasiment un gros mot

"Ça reste pour les femmes le signe d'une perte du capital esthétique, malgré tout. Il suffit de regarder les magazines. Il y a encore du travail", tempère Danielle Hassoun.

Programmation musicale
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.