Ce matin on évoque l’oisiveté, qui est presque de la paresse. Robert Louis Stevenson écrivait que l’oisiveté « ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent au dogme de la classe dominante ».

Un hamac : une vision de l'oisiveté !
Un hamac : une vision de l'oisiveté ! © Getty / Rodrigo Snchez / EyeEm

Je vous propose de vous plonger avec volupté dans les plaisirs de l’oisiveté. L’oisiveté qui nous permet de reprendre le pouvoir dans une vie tissée de milles obligations et d’activités contraignantes... L’oisiveté mal vue, vilipendée, mise à l'index par une société industrieuse et obsédée par la performance.

L’oisiveté qui rime souvent avec culpabilité… Je pense à ces retraités qui culpabilisent de ne rien faire et qui remplissent à ras-bord leurs emplois du temps de choses accablants, au lieu de se lover dans l’indolence. Je pense à ces chômeurs qui subissent une forte pression sociale à cause de leur inactivité, aux inactifs trop souvent considérés avec condescendance, à ces salariés qui rêvent de prendre leur temps pour déjeuner et faire une sieste d’au moins une heure, et qui culpabilisent à cette seule pensée…

Avec :

  • Frédéric Schiffter, philosophe et auteur de Journées perdues (éditions Séguier)

+ Et la chronique l'Esprit d'escalier de Guillemette Odicino.

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