Sarah Chiche est aussi psy d'où son regard pertinent sur nos façons de vivre cet enfermement. Mais aussi, des recettes petit budget, la lecture soutenante d'un livre de Jean-Louis Fournier et des nouvelles.

Sarah Chiche en avril 2019 à Paris
Sarah Chiche en avril 2019 à Paris © Getty / Eric Fougere/Corbis

La personnalité du jour, son regard sur Le monde d'après 

Avec  Sarah Chiche 

Sur l’épidémie

"Je n’ai que des questions. Mais j’ai noté que la mort qui était assez éloignée de nos quotidiens, à part exceptions, vient nous parler de plein fouet : on nous parle de fosse commune aux Etats-Unis, de corps abandonnés dans des rue dans des pays d’Afrique, ou de morgue temporaire à Rungis. "

"J’ai vu que les valeurs s’inversent : là on retrouve l’important, c’est d’aimer ses amis, ses parents, et ne plus les voir est une souffrance."

"J’ai observé que la violence sociale saute aux yeux dans le confinement, entre une maison avec jardin et un appartement, mais aussi entre les professions exposées ou non, entre les départements comme la Seine-Saint-Denis, et d’autres moins touchés."

Sur le confinement

"Le problème du confinement est qu’on est ballottés entre des injonctions contradictoires : on nous a demandé de voter, mais on a déploré des victimes du covid-19 parmi les votants. On nous a dit que les masques ne servaient à rien, puis si, qu'ils étaient utiles, mais les médecins n’en ont pas pour eux. On a aucune certitude."

"C’est un moment angoissant ce confinement, d’autant que l’angoisse est liée au temps, et là on ne sait pas quand cela va s’arrêter…"

"Je suis inquiète pour les femmes victimes de violence et les enfants battus. Je rappelle les numéros :  3919 et le 119 pour les enfants."

Sur la délation

"La défiance envers l’autre a toujours existé. Et là, "le mal" provient de personnes que nous croisons : cela libère les forces obscures dont celles de la délation. La période fait qu’il y a des gens qui décompensent, qui perdent pied avec le réel, qui ont tellement peur qu’ils racontent n’importe quoi au nom du bien, soi-disant. Ces comportement doivent être punis, mais il faut comprendre qu’ils expriment la peur."

Le monde d’après

"Applaudir les soignants aujourd’hui, c’est bien mais s’engager demain, c’est mieux."

Répondeur #Maviedeconfiné-e 

Pour laisser un message  : 01 56 40 68 68  

Le temps de cuisiner pour les étudiants fauchés : reste de pates et Pantofi

Avec  Grégory Cohen : cuisiner les restes de pâtes et des gâteaux sans cuisson. Pour rappel, on ne met pas d'huile dans l'eau des pâtes. On retient 1-10 et 100 : 1 litre d'eau, 10 g de sel et 100 g de pâtes.  Dans cette recette, on va remplacer la crème de la carbonara par de l'eau de cuisson. 

Le temps de lire 

Avec  Christilla Pellé Douël  : la lecture soutenante d'un livre de Jean-Louis Founier, qui va déclencher un amour de la syntaxe  : La grammaire française et impertinente. Ou comment apprendre la conjugaison ou la grammaire en riant.

Et la vie continue : Le plaisir de lire des nouvelles 

Avec les grands maîtres : Maupassant, Tchekhov, Katherine Mansfield, Raymond Carver, Dorothy Parker, Daniel Boulanger, Richard Yates, Fitzgerald, Dino Buzzatti, ou encore Marcel Aymé...

LIRE | Pourquoi faut-il lire des nouvelles ?

  • Christine Ferniot 
  • Christilla Pellé-Douël 
  • Sonia Feertchak
  • Nicolas Carreau

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