Un bébé, un enfant ont besoin d’un attachement sécurisant. Des bases solides pour s’épanouir tout au long de la vie. On s’intéresse ce matin à l’attachement, ses bienfaits, ses troubles, ainsi qu’aux tuteurs de résilience chers au neurologue Boris Cyrulnik.

L'attachement
L'attachement © Getty / Kay Fochtmann / EyeEm

Aimer et être aimé : des besoins fondamentaux, dès les premières minutes de la vie… Au cours de son développement, le bébé éprouve un besoin vital de se référer à une figure adulte sécurisante, des liens rassurants qui influenceront ses relations tout au long de sa vie…

Quelles sont les grandes figures d’attachement ?

Sous le signe du lien parent/enfant, comment se construisent nos relations futures aux autres ?

Quelles sont les troubles de l’attachement, les répercussions, d’un attachement défectueux dans notre vie d’adulte ?

Pourquoi les adolescents éprouvent le besoin de se détacher pour mieux s’attacher ?

Nous verrons également pourquoi l’attachement est aussi important dans le domaine des apprentissages ?

Et vous ?

Avez-vous bénéficié d’un attachement sécurisant, dès la prime enfance ? 

Quels sont les troubles de l’attachement que vous avez peut-être subi ? 

Et puis comment vivez-vous le fait que vos adolescents se détachent de vous ?

À l'antenne

Pour évoquer le sujet, Ali Rebeihi reçoit :

  • Héloïse Lhérété, rédactrice en chef à Sciences humaines
  • Blaise Pierrehumbert, psychologue, auteur de Le premier lien, théorie de l’attachement ed. Odile Jacob
  • Anne Lucas, infirmière puéricultrice
  • Bruno Humbeeck, psychopédagogue

+ la chronique de Julien Bisson : pourquoi faut-il relire Romain Gary (à lire ici)

Extraits de l'émission 

Anne Lucas : "C'est tout une adaptation entre un tout-petit, avec ses capacités, et il y en a qui en ont plus que d'autres (il y a des bébés qui pleurent plus que d'autres, des bébés qui demandent plus que d'autres), et la capacité de la maman, du papa ou de l'adulte à pouvoir entendre, de pouvoir comprendre, et de pouvoir répondre - même imparfaitement". Elle précise : "Ce n'est pas parce qu'on répond vite la première fois que c'est bien. On peut comprendre au bout de la deuxième, troisième fois, qu'importe, mais on répond". 

C'est vraiment un apprivoisement dans les premiers mois.

Bruno Humbeeck : Il y a des couacs de l'attachement, il n'y a pas toujours le même pas dans un premier temps. Il y a une forme de dischronie qui peut s'opérer toute notre vie. Il faut que les auditeurs entendent tout de suite que :

la perfection dans l'attachement est de toute façon une erreur

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