Atteint de la sclérose en plaques, Loïc Blaise a dû abandonner son métier de pilote professionnel. Il se sent proche de la planète qui, comme lui, s'affaiblit au fil des années. Pour elle et pour lui, il se bat.

Loïc Blaise se bat pour secourir l’arctique
Loïc Blaise se bat pour secourir l’arctique © Getty / Paul Souders

Loïc Blaise se sent, plus que jamais, solidaire de la nature, parce que comme lui, elle est malade.

La sclérose en plaques à 34 ans

Ce passionné d'aviation, pilote d'hydravion, a dû interrompre sa carrière professionnelle très jeune. On décèle en effet chez lui une sclérose en plaques alors qu'il n'a que 34 ans : "Quand on comprend dans son corps que c'est le même processus de perte, et que tout ce qu'on perd au quotidien, on ne le reverra juste jamais."

Ça donne une énergie dingue pour me battre et le fait de se battre pour la planète, très égoïstement, moi c'est quelque chose qui me soigne.

Cercle polaire

Depuis, il perd, chaque jour, un peu plus d’autonomie. Pour attirer l’attention sur l’Arctique qui, lui aussi, se dégrade et s’épuise, il est parti faire le tour du cercle polaire en avion ultra-léger.

C'est bien quand la nature te remet à ta place un peu. Qu'elle te dit : "Attends, fais pas le malin. Ça avait l'air facile quand tu regardais la carte, mais sur le terrain c'est différent."

Des vols mémorables

Cette course contre la montre lui a permis de faire des vols mémorables face à l'immensité. Loïc se souvient particulièrement lorsqu’il a décollé de Sourgout, une ville de Sibérie défigurée, dédiée à l’exploitation du gaz et du pétrole... 

Il prépare d'autres expéditions pour rester au chevet de la planète malade.

Loïc Blaise, aviateur au micro d'Emmanuel Moreau

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