Une grâce présidentielle qui avait bouleversé le pays il y a plus de 40 ans.

Photo prise en 1943 du Français Paul Touvier, ancien chef du service de renseignement de la milice de Lyon sous l'occupation allemande. Il fut gracié par le président Georges Pompidou en 1971
Photo prise en 1943 du Français Paul Touvier, ancien chef du service de renseignement de la milice de Lyon sous l'occupation allemande. Il fut gracié par le président Georges Pompidou en 1971 © Getty / Pascal Parrot

Paul Touvier avait été le responsable de la Milice de Lyon sous l’occupation et avait chassé les résistants et les juifs.

Cette histoire montre les limites de ce droit de grâce, qui s’exerce sous le jugement de l’opinion.

Dans l’affaire Jacqueline Sauvage, c’est le refus absolu, viscéral, des violences faites aux femmes, qui encadrent les choix de François Hollande contre les magistrats.

Dans les années 70, Georges Pompidou cède à un lobbying venu de l’Église. Il est débordé par l’alliance des anciens résistants et victimes du nazisme, par une opinion qui ne veut pas passer l’occupation par pertes et profits, et c’est cette opinion que la justice va rencontrer.

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